25 juillet 2018

À bicycleeeeetteuuu đŸšČ



L'ßle de Huahine, appelée souvent l'ßle jardin ou tout simplement l'authentique. 74 km2 bourrés de charme discret.
D'ailleurs, si vous voulez contacter l'office du tourisme local, l'adresse mail est huahinelauthentique@live.fr 😉
Tout un programme.


CÎté acteurs.
Les rÎles de Firmin et Paulette ont été magistralement tenus par nos amis Jennifer et Guillaume, tout droit débarqués de Martinique pour trois semaines de vacances à bord.
Armés de nos 4 VTT de location, nous nous sommes ainsi lancés dans un remake polynésien de la célÚbre ritournelle.
Huahine est en fait composĂ© de 2 Ăźles : Huahine Nui (la grande) et Huahine Iti (la petite). La lĂ©gende prĂ©tend que l'on doit au dieu Hiro d'avoir fendu Huahine avec sa pirogue. C'est ainsi que s'expliquerait la prĂ©sence de 2 Ăźles dans un mĂȘme lagon.
Il a bien fait ce brave Hiro. GrĂące Ă  lui nous pouvons envisager de faire le tour de la grande dans la journĂ©e. 👍


Nos coups de pĂ©daliers nous transportent ainsi entre lĂ©gendes, histoire et beautĂ© sauvage. 


Quel meilleur moyen que le vélo pour profiter du calme et du silence qui rÚgne dans ces vallées majestueuses ?
Huahine est à l'abri du tourisme traditionnel. Les 3 uniques hÎtels se partagent l'accueil des visiteurs de (court) passage avec les petites pensions de famille. Pas de grosse structure. Ni de bungalow sur pilotis. La carte postale est dans le décor.
Les routes sont parfaitement revĂȘtues et la circulation quasi inexistante. IdĂ©al pour musarder sur deux roues.
L'effort vaut le coup. Le point de vue du belvédÚre par exemple permet un joli panorama teinté du jade de la végétation sur fond dégradé d'azur du lagon.
Pour ĂȘtre tout Ă  fait honnĂȘte, on a pris le temps lĂ -haut mais pas que pour le coup d'Ɠil. La cĂŽte Ă  30% a eu raison de nos motivations et de nos quadriceps. Contrairement Ă  ce que chantait Monsieur Montant, nous devons bien reconnaĂźtre que nous avons mis pieds Ă  terre 😉.


La balade offre aussi des pauses archéologiques prÚs des maraes,
anciens lieu de culte, des sanctuaires. ÉdifiĂ©s en plein air, ils Ă©taient destinĂ©s Ă  la cĂ©lĂ©bration des rites. On y honorait les dieux, intronisait les chefs, accomplissait des cĂ©rĂ©monies rituelles dont les sacrifices humains.
L'Ă©tat d'entretien, de conservation et de mise en valeur fait plaisir Ă  voir. 


Une parenthÚse historique bien agréable.
Au carrefour entre l'art et la religion, nous retrouvons ici les tikis, emblĂšme de notre voyage. AurĂ©olĂ©s d'un mana (puissance spirituelle), ils reprĂ©sentent souvent une puissance protectrice. 


En chemin, on fleurte entre croyance et lĂ©gende. Comme Ă  Faie, oĂč tous les guides recommandent le stop auprĂšs des anguilles sacrĂ©es aux yeux bleues.
Mais bien sûr...
Nous lùchons nos destriers à la recherche de ces fameuses petites bébÚtes chargées de croyances mythologiques.
Quelle ne fut pas notre surprise !!
Non seulement elles sont bien lĂ  et elles ont bien les yeux bleus... Mais c'est la taille qui nous impressionnera le plus. À titre perso, on les appellerait plutot murĂšnes qu'anguilles. De rĂ©putation inoffensive au faciĂšs peut engageant, ces gardiens de bassin n'incitent vraiment pas Ă  la baignade.


Allez, on rechausse nos selles, c'est qu'il nous reste du chemin. Direction l'unique pont qui relie les 2 Ăźles. Un autre lieu de rassemblement et de tradition... d'un autre genre. Celui des jeunes et moins jeunes en quĂȘte d'Ă©motions et de challenge.
Vous l'avez compris. Hormis la jonction des deux bouts de terre, ce pont est le lieu de divertissement apprécié des locaux.
Les plus tĂ©mĂ©raires sautent du parapet. D'autres se contentent d'observer en barbotant en contre bas. Les Ă©clats de rire sont entrecoupĂ©es des bruits des plouffffs sur fond de sono portable. Une joyeuse ambiance. 


Nous ne tenterons pas l'expérience.
Nous avons réussi à rester secs au passage d'un grain. Pas vraiment envie de finir notre chemin détrempés.


Sur le chemin du retour, nous nous arrĂȘterons observer des locaux s'entraĂźner Ă  l'un des sports traditionnels. Le lancer de javelots sur une coco perchĂ©e en haut d'un mat de bois.
Amusés par notre curiosité et à la hauteur du légendaire accueil polynésien, les gars nous invitent à les rejoindre pour essayer.
Formation accĂ©lĂ©rĂ©e de nos 2 hommes et premiers essais. 



Bon, c'est pas gagné pour nos cyclistes du jour. Pourtant les professeurs ne sont pas moins que le champion et le vice champion de la discipline lors du Heiva 2018. Merci Messieurs pour ce partage et vos sourires.
Quelle journée !!!
Le hasard du calendrier a aussi voulu que nous soyons arrivés pour la cérémonie de clÎture et remise des prix de danse traditionnelle du Heiva i Huahine. 100% amateur. Ambiance familiale garantie dans les gradins et les baraques snack.






Le Ti'Amaraa tour continue vers d'autres Ăźles pour nos guests...
Qu'il est bon de profiter du confort de nos banquettes parceque le vĂ©lo ça fait pas que mal aux jambes. đŸ€”




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