14 novembre 2017

Kuna Spirit

Montez le chauffage 

Installez vous confortablement 

On vous emmène en balade

La vidéo est là

Ou en suivant le lien 

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8 novembre 2017

Images des San Blas

Carte postale des San Blas

Petit coucou en couleurs
Pas beaucoup de réseau dans nos mouillages mais du plaisir à l'état pur.
On vous en dit plus dès que possible.
Des photos sur notre page Facebook '' Le Voyage de Ti'Amaraa '' ou sur Instagram Ti'Amaraa
À bientôt

22 octobre 2017

Holà Naza


Vous ne connaissez pas Naza ?


Commençons par les présentations.
Débarqué en 1814 dans le petit port de Portobelo avec son lot de légende, c'est THE star du coin.
Non, il ne joue pas au foot.
Non, il n'est pas coutumier de la une de la presse people.
Et pourtant, il déplace les foules.
Oui, Naza a un incroyable talent. 😉
Les caméras des télévision sont braquées sur lui à chaque apparition, d'autant plus qu'il ne sort pas souvent de son palais. 
Une fois par an. 
Et cette année, nous y étions
Holà Naza 🤗




Des milliers de croyants affluent des 4 coins d'Amérique latine pour participer à cet événement, en mémoire de ce 21 octobre 1821 où la population de Portobelo a été la seule épargnée par une grave épidémie de choléra qui sévissait dans tout l'isthme de Panama.
Le pouvoir de cette statut du Christ de Nazareño avait déjà ses premiers followers. Il n'en fallait pas plus pour faire le lien et lui faire porter la paternité de ce nouveau miracle.
Le mythe de Naza était né.
#cristonegro il deviendra.

Mais au fait, pourquoi Cristo Negro ?
Cette représentation d'1,50m de haut drapé d'une grande robe lie de vin n'a aucun trait caractéristique de négritude.
La légende raconte que le bois, et le masque de métal auraient noirci avec le temps et sous l'action des nombreux cierges des pèlerins venant le prier toute l'année dans son repère qu'est l'église de Portobelo. 
Aussi en 1945, pour remercier Naza d'avoir fait cesser la 2ème guerre mondiale (quand on vous dit qu'il a du talent), les USA envoyèrent un contingent de militaires pour la célébration annuelle. Ceux sont eux qui l'auraient baptisé Cristo Negro.
Entre légendes et religions, la frontière est subtile.

C'est ainsi que chaque 21 octobre , cette bourgade calme accueille des dizaines de milliers de visiteurs mi-pelerins, mi-curieux (comme nous).
Certains finissent même les derniers mètres en rampant ou à genou jusqu'à atteindre l'église où il est, dès la veille, sorti de son retable vitré et exposé en pleine nef. 


Mini Naza personnel porté sur la
tête toute la journée 
Pas certains qu'il soit totalement
consentant 😉

L'affluence est bluffante. La ville est métamorphosée. Des marchants du temple vendent effigies et autres bougies à l'image de la vedette du jour. De nombreux kiosques barbecue et buvettes ont pris rang au bord de la rue principale.
Petit à petit, on sent que la mayonnaise de l'ambiance prend. La journée et la nuit vont être longues.



Une petite coupe avant la procession 
En petit, en affiche, en vrai
Il est partout !! 


Il est 20h, les cloches carillonnent. Un feu d'artifice illumine le ciel panaméen. La procession commence et le temps s'arrête.

Un autre mini Naza sur le chemin 

Naza sort faire le tour de la ville porté par des dizaines d'hommes qui oscillent entre ferveur et épuisement, harrassé par le lourd fardeau.



''Le convoi exceptionnel'' est précédé par un groupe de pénitents. De tous âges, ils ont choisi de faire le chemin en rampant, à genou, en se roulant par terre... Le tout suivi par un partenaire qui régulièrement leur fait couler de la cire de cierges brûlante sur leurs dos nus. Une impression  étrange pour nous, spectateurs. Nous ne sommes toutefois pas loin du show. Cela fait partie du folklore.
Pour certains si la brigade de l'exagération passait, ils prendraient perpéte. 🤣





En revanche, à l'approche de Naza illuminé par des dizaines de cierges, portés par le rythme répétitif de la fanfare, l'assistance est comme hypnotisée par le mouvement chaloupé du cortège. 
En mémoire de son arrivée par la mer, Naza danse. La lueur des flammes se reflètent dans ses yeux billes de verre. L'effet est étrange. 
Pour la petite histoire, à la conception, le pauvre bougre a été doté d'un défaut de parallélisme oculaire... D'où ce regard biaisé. 
La modernité made in China étant passé par là aussi, 2 spots à Led bien dissimulés participent à l'éclairage du regard. 😉
Derrière lui des milliers de personnes vont suivre la procession d’action de grâce, vêtus de violet pour la plupart en scandant des Viva Naza !! De 7 à 77 ans la ferveur est perceptible. Le silence s'impose pour nous, spectateurs. Il y a du recueillement dans l'air.



Les services de police, pompiers et sécurité civile encadrent la foule. 
Agoraphobes, passez votre chemin. C'est vraiment impressionnant mais ça vaut le détour. 

N'imaginez pas une bondieuserie... Le cortège longe les buvettes et barbecues. La frontière entre le païen et le religieux se mesure en mètre linéaire de chorizo ou de canette de bière locale. 


Y mucho más 👍

La foi ça creuse

No comment 😉

À minuit, quand la vedette rejoint son église, les tenues violettes sont déposées en offrande sur le parvis sous les éclats d'un nouveau feu d'artifice déclarant ouvertes les festivités. 



Musique, mini casino ambulants et glacières fournies... Tout est en place pour s'amuser jusqu'au bout de la nuit.



Les forces de l'ordre sont plus que jamais déployées pour éviter le moindre débordement.

Mirador de surveillance occupé H24

Le radio ponton que l'on déteste déconseillait fortement la participation à cet événement. 
Au final, la désinformation fonctionne. 
Le mouillage était quasi désert. Les 4 bateaux français que nous étions, ont eu tout le loisir de profiter (sans les embouteillages et la foule) des festivités sans jamais ressentir une once d'insécurité. 
Bien sûr, nous n'avons pas tenté le diable en nous éternisant à l'heure où les degrés alcooliques peuvent faire dégénérer les bons moments. 
C'est pas tout ça mais Naza est aussi le Saint Patron des voleurs.

À 6h le lendemain matin, lorsque nous nous réveillons à bord de Ti'Amaraa, la musique bat toujours son plein à terre. 
Nous levons l'ancre vers d'autres horizons laissant aux employés de voirie et aux administrés de l'église San Felipe à leur autre chemin de croix... celui de nettoyage et du rangement. 

Candidats au voyage, à vos agendas :
21 octobre à Panamá 👍
Vous ne le regretterez pas. 

19 octobre 2017

Au fil de l'eau

Nous y voilà...
Un peu plus de trois mois après notre rencontre avec Zeus, 
Un peu plus de trois mois à piétiner dans nos tongs,
Un peu plus de trois mois à user le soleil pour faire avancer notre ''dossier'', comme ils disent.
C'est aujourd'hui que l'on appuie sur le touche Play pour sortir du mode Pause dans lequel ce foudroiement nous avait coincé.

Rdv pour le prochain épisode

Comme beaucoup d'étapes et d'embûches que nous avons eues dans notre vie terrienne et depuis notre départ, nous avons toujours essayé d'appliquer la philosophie : un mal pour un bien.

Oh, on ne vous cache pas qu'à certains moments alors que l'on frôlait la zone de compétence raréfiée chez nos interlocuteurs, on avait du mal à se projeter dans un avenir au nominal.
Et pourtant, nous y sommes.
Demain nous levons l'ancre avec un Ti'Amaraa en version 2.0 débarrassé de ses instruments carbonisés.

Nouveau pilote entre autre... 

La navigation sera courte mais notre plaisir n'en est pas moins grand.

Au programme des prochains jours:
- la célèbre fête du Christ Noir de Portobelo accompagné des bateaux copains 

Promis on vous raconte... 

- le retour dans les San Blas avec un sondeur, un pilote... qui maaaarchent. Alléluia !! 


- la découverte de ses îles pour nos guests, qui préparent leurs valises. On vous attend. 

Tic Tac... Ça approche 

- les retrouvailles avec les autres copains en route pour nous rejoindre. La team Pacific se structure. À suivre.... ⛵⛵⛵⛵

Un seul mot... Hâte
Peu importe les tracas et les contrariétés, nous avons pleinement conscience que nous sommes des privilégiés.
Certes, cela ne tombe pas tout cuit. Il faut beaucoup d'énergie pour changer l'ordre d'une vie bien établie.... Notre meilleure décision 👍

2 octobre 2017

Vidéo

Nous avons trouvé le ❤️ des San Blas
Il est
Ou en suivant le lien :
https://vimeo.com/236480674

30 septembre 2017

En terre inconnue

Nous avons emprunté le titre à cette célèbre émission française où des stars étaient parachutées dans des contrées reculées pour vivre avec les civilisations locales.

Nous ne sommes pas des people. Il n'y a pas de caméra... Mais dès que l'on sort du circuit touristique ''standard'' des San Blas, on se retrouve bel et bien en terre inconnue.

Loin des cartes, des codes et des formalismes dits modernes, nous atterrissons dans une autre dimension. Celle où le temps donne l'impression de s'égrener plus lentement qu'ailleurs, comme si le lieu était traversé par un fuseau horaire parallèle.
La nuit venue, nos oreilles bourdonnent d'un silence si dense qu'il amplifie l'évasion de nos pensées. 

Enchantés par leur premier passage, Marie et Christophe d' Eclectik 2, nous ont donné rdv à Cambonbia. Grâce à leur espagnol (bien meilleur que le nôtre) , nous avons vécu tous les 4 en immersion avec une famille d'indiens Kuna.
Depuis de nombreuses années, Ocaciano, son épouse Carmelina et leurs enfants vivent sur ce bout de sable. Leurs huttes regroupées dans un coin comme pour ne pas déranger la nature par leur présence.



Entre poules, chiens et cochons, nous avons appris nos premiers mots de dialecte local avec l'impression d'être chacun l'indien  de l'autre. Il y a de la gaieté dans l'air.
Au delà des images cartes postales de ces îles bordées de sable blanc et de cocotiers, ceux sont ces échanges qui remplissent notre album à la rubrique '' touchés au cœur ''.

Certes, les relations s'amorcent en achetant un peu de poisson au père de famille ou un Wuni à sa fille. Mais n'est ce pas le minimum pour nous qui faisons une incursion dans leur quotidien.

Wuni, créations traditionnelles des femmes Kuna
Elles les portent aux bras et aux jambes 


Le courant de sympathie s'installe lentement avec une pudeur et une retenue proportionnelle à nos différences.
Nous serons invités à partager leur table et nous régalerons de leur centollo (crabe local) accompagné de riz coco.
Ils adoreront notre vin blanc et nos glaçons.



Cina, animal domestique et comestible... 




À bord d'Eclectik 2, ils testeront le lendemain nos ceviche et pâtes bolognaise... Mouai... Décidément ils préfèrent le vin et les meringues 😉



À bord de Ti'Amaraa, si les gâteaux et le thé (archi sucré) ont eu un peu plus la côte, c'est la télé qui les a scotché.
Nous avons été un peu décontenancés lorsqu'ils nous ont demandé si on pouvait l'allumer...
Moment anthologique où leur silence et leurs yeux émerveillés nous ont embrasé le cœur.
Leur plaisir est tangible...






Comme lorsque l'on quitte une salle de cinéma, nous sentons qu'ils ont adoré l'évasion mais il est l'heure de revenir à leur quotidien sur leur île.



Ce n'est pas leur vie.
Ce n'est pas la nôtre.
Avec chacun notre conception, nous vivons librement.

Les humains savent trouver un chemin lorsque l'envie est là, uniquement portés par la connivence et la générosité. 

L'espace d'une escale nous avons donné un sens à notre sentiment d'être des citoyens du monde. 

Nous reviendrons à Cambonbia. ❤️

14 septembre 2017

San Blas... Prêts, Partez !

6h00 nous sommes prêts à lever l'ancre pour partir explorer les San Blas... Faux départ. C'était le 7 juillet et Zeus en avait décidé autrement.

Il aura fallu un peu plus de 2 mois pour boucler toute la partie administrative et financière permettant l'envoi du matériel du rechange. Certes, le mois d'août n'a pas facilité les choses. Cependant, nous pouvons décerner sans hésiter le bonnet d'âne aux banques françaises. À croire qu'il est plus facile d'envoyer une sonde sur Mars que son propre argent au Panamá. Entre la banque de l'assureur et la nôtre, elles nous auront fait perdre 1 mois d' aller retour incompréhensibles de fonds.
Bref...

6h00 nous sommes prêts à lever l'ancre pour partir explorer les San Blas... Nous sommes le 13 septembre.
Nous mettons à profit les 10 jours nécessaires à l'envoi du matériel de remplacement pour nous mettre au vert, ou plutôt au bleu loin des tergiversations bureaucratiques.

À l'ancienne, sans pilote, sans sondeur ni données de vent, nous voilà en route pour ces îles dont on rêve depuis de nombreuses années.
L'une des photos de mouillage aux San Blas du célèbre voilier tourdumondiste Banik est restée longtemps notre fond d'écran dans notre vie de terriens. Nous allons tutoyé une des escales mythiques de notre voyage.

En 7 heures sans un souffle d'air, nos vaillants moteurs nous ont mené à destination depuis Linton Bay. Zeus a tout de même été de nouveau de la partie. Et un p'tit orage pour la route.
Vent, pluie, éclairs au large... C'est de saison.
Décidément, on se les sera gagné ces San Blas.

Il est 13 heures lorsque nous pointons nos étraves devant la passe qui mène au premier mouillage choisi (sur les conseils des copains d'Eclectik 2. merci). Normalement, c'est le timing idéal pour discerner le chenal bordé de patates de corail et de récifs. Enfin, en théorie. En pratique, le ciel est très voilé. Gris de chez gris.
- Pour le soleil au zénith faudra repasser M'sieur D'me

Peu importe, aidé par les cartes du coin (scannées en kap) via opencpn sur notre smartphone et sur notre PC de bord, nous nous présentons lentement. Attention de l'équipage +++
Les esprits sont un peu tendus au passage du goulet entre les îles. On sort la sonde manuelle (merci les Karacool pour le prêt). Un peu moins de 2 mètres d'eau...Ça passe.

Nous déposons notre ancre dans plus de 10 mètres d'eau au milieu d'une jolie piscine bleue où de petits îlots/cocotiers délimitent le terrain de jeu.
Superbe
Point GPS : 9°32.762'N 78°53.805'O

Dès le lendemain matin, lorsque Monsieur Soleil se lève, le charme opère. Les dégradés de bleus sur les coraux alentours. Le camaïeu de vert des palmes de cocotiers. Nous dévorons tout du regard tant nous avons attendu ces panoramas.

Les premiers contacts avec les indiens Kuna sont cordiaux et non intrusifs. Langoustes, poissons nous sont proposés à des tarifs bien plus raisonnables que dans les Caraïbes.

Le soir venu, alors que nous savourons notre plaisir assis sur les jupes arrières à contempler les bancs de poissons argentés s'agiter dans le halo lumineux de nos spots sous marins, une invitée surprise vient prendre part à nos rêveries. Une élégante raie léopard nous offrira la beauté et la légèreté de son ballet entre nos coques.
Magique.

Nous y sommes.
Les "wacances" commencent bien.

Ps : Le réseau internet mobile est faible d'où le peu de photos. Nous nous rattraperons plus tard. En attendant, vous pouvez en voir quelques unes sur la page Facebook : Le voyage de Ti'Amaraa ou sur Instagram ti_amaraa.

31 août 2017

Bonne nouvelle !!


Après moults rebondissements, l'indemnité versée par l'assurance (depuis le 8 août tout de même...) est arrivée aujourd'hui chez le prestataire. Nous allons enfin pouvoir avancer. Le matériel va pouvoir être commandé et nous allons être libérés... Youhouuu !!!

Oh, nous savons bien que l'on n'est pas encore au bout de l'histoire. Une chose est certaine, ce contre temps nous aura appris à développer notre patience. Nous sommes même devenus ceinture noire 2ème Dan de self control. 
Entre les congés des uns et des autres, les jours fériés en France, les banques incapables de recopier correctement un nom et un numéro de compte, c'était ça ou on enrageait. 



Alors pour se détendre, notre activité préférée c'est le running matinal. 
Une belle route asphaltée bordée de fleurs enivrantes, de végétation tropicale, de papillons multicolores. Nous courons survolés par des perroquets aux couleurs vertes et jaunes si éclatantes que l'on a l'impression que la peinture n'est pas sèche. 
Quel privilège de faire nos entraînements dans un tel cadre. 
La semaine, cette voie sans issue vers l'ultime village La Guaira est quasi déserte. Quelques petites maisons bordent le chemin. Nous croisons les écoliers dans leurs uniformes chics qui partent à pied rejoindre leurs classes. Les chiens du coin allongés bien à l'ombre nous regardent passer avec une once d'interrogation dans leurs yeux à moitié clos.
La route est pour nous, une véritable piste d'athlétisme. 
Ah si, on a tout de même doublé... Un canard ✌️😂











Courir a toujours été un plaisir. Nous essayons, autant que possible, de conserver cette activité dans notre vie sur l'eau. Notre coach dans les étoiles y veille.


Allez, à bientôt pour la suite de nos aventures '' foudroiement ''.