20 mai 2018

Quelques heures sur le Pacifique

''Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour''
Genèse



Les pélicans plongent à l'attaque des poissons malchanceux. Les dauphins croisent notre route plus intéressés par leur menu de petit déjeuner que par nos étraves.
Nous sommes partis.
Nous sommes partis pour la plus longue des routes.
4000 nm près de 8000 km de désert bleu.




Les premiers jours se calent. Et nous aussi.
Le soleil nous accompagne pour ces premières journées. Tous les soirs, il flotte au dessus de l'horizon tel un spot aveuglant transformant le monde en un théâtre d'ombres.
Il prend tout son temps pour se coucher dans la paix dorée de nos premières soirées Pacific. Le tempo est donné .



L'océan est bleu cobalt. Le bon vent n'est pas au rdv mais c'est assez normal pour la zone. Nous avons prévu d'avoir un appoint moteur si nécessaire pour ces centaines de miles avant l'alizé. Il est le bienvenu par 0,1 nds de vent.

Nous croisons les derniers cargos chargés de murs de containers comme des briques d'acier multicolores. Ils filent vers la civilisation dont nous nous éloignons.
La sérénité règne à bord. On connaît notre bateau. On connaît notre équipage. Nous sommes en flottille de 4 bateaux. Bien loin de la philosophie du combat de coques, nous avons ouvert un nouveau chapitre de nos aventures communes sur l'eau. Nous sommes tous en confiance. On adore cette team.

Notre traversée sera en 3 actes.
- L'équateur entre excitation et interrogations
- Les chemins de travers au galop
- La dernière ligne pas droite

L'équateur entre excitation et interrogations

Canopus et Sirius, les 2 étoiles les plus brillantes du ciel à des années lumière à la ronde braquent leur projo sur nous. Désolés, on n'a pas trouvé moins étincelant :-) Le soleil dormait encore.
Nous sommes le vendredi 13 avril, il est 9h50 utc soit 4h du mat' en heure du bord. Ti'Amaraa franchit la ligne !! Équateur !!! Cette frontière virtuelle, limite entre les hémisphères nord et sud !!!
Nous décomptons ensemble les dernières secondes de latitude comme celles du temps chaque Saint Sylvestre.
5, 4, 3, 2, 1
00°00'000.
Tel le cri des commentateurs sportifs, sur Ti'Amaraa deux voix fendent la nuit ssssuuuuuuud !!!



Bon, on ne perd pas de vue qu'il n'est que 4h du mat, que l'on sort d'une nouvelle de nuit de veille et que l'on approche de l'archipel des Galápagos et de sa vie nautique active,  la cérémonie traditionnelle a donc été reportée de quelques heures. Nous avons envoyé un bristol par poisson volant à l'invité VIP.
 À l'heure prévue sous un soleil de plomb, le Roi des mers était à bord pour présider la cérémonie du « passage de la ligne » afin de nous délivrer l’autorisation de croiser l’Equateur, et de naviguer d’un hémisphère à l’autre avec bon vent et belle mer.
Bien sûr pour obtenir notre certificat, même dans les rites païens nautiques, il est question d'offrande pour le Roi. Nous lui avions préparé un breuvage qu'il ne pouvait qu'accepter. Il a adoré ;-)

Merci Les Marie Galante pour le cadeau 👍


L'équipage a préféré les bulles 🥂

Peut-être parce qu'il n'a pas reçu d'invitation, Éole quant à lui n'est pas d'humeur festive. Peu importe, nous avons prévu du gasoil et on s'oppose à la pétole grâce au ronron de notre moteur.
On sait que jusqu'aux Galápagos ce sera notre chemin de croix. Nous y sommes préparés.
Nous étions moins aux centaines de miles après ces îles sans vent, ciel plombé et courants contraires. Notre stock de gasoil diminue. Tant mieux on s'allège et on avance.
Oui mais ça va durer longtemps la plaisanterie ?
Et oh l'alizé, t'es où ?
Les prévisions ne nous donnent pas de vent avant 4°S.... On comprend mieux la définition du poteau noir. Faudrait pas que ça dure sinon on va finir par en broyer.

Les chemins de travers au galop:
On ne boude pas notre plaisir lorsque l'anemomètre sort de sa léthargie et nous propose des 15/20 noeuds voire près de 40 certains jours.
Cap sur les Îles Gambier.
Les jours et nuit de pur plaisir à la voile se succèdent. On emmagasine près de 180 nm par 24h. Nous vivons en osmose avec les éléments et notre bateau dans une explosion de sensations et de couleurs. Le temps donne l'impression de s'egrener plus vite comme si nous ne naviguions pas à travers les fuseaux horaires mais dans un fuseau parallèle, dans notre Ti'Amaraa-capsule au sein d'une nature purifiée, éternelle dans laquelle le ciel et la mer n'ont pas de frontières.
Les nuits, le large disque lunaire illumine les fragments de nuages filant dans le ciel. Le rythme des quarts est bien calé. Nous n'accumulons pas de fatigue. Vent et courants font voguer Ti'Amaraa à bonne allure vers les aubes naissantes.

 Certains jours les conditions sont assez musclées. Ça secoue à bord. Même par plus de 30 noeuds, de jour comme de nuit, les manœuvres de voile s'enchaînent sans accroc. Contents d'avoir ces milliers de miles dans les pattes à bord, et un bateau préparé et éprouvé.
Au 14ème jour, nous sommes à mi parcours. À ce rythme, nous arriverons largement en moins de 30 jours. L'ordinateur de bord nous n'en prévoit plus que 7.

La dernière ligne pas droite:
Et tout à coup, plus rien. Fin de transmission. Éole s'est endormi si vite qu'il n'a même pas achevé son job, ni prévenu de sa date de retour.
Nous sommes encore à 1000 nm (1800 km) de notre but et les prévisions météo sont inquiétantes.
Panne d'alizé pour des centaines de miles suite à une dépression dans le grand sud.
Ti'Amaraa est comme posé sur un océan d'encre. C'est beau mais c'est mou... Un grand calme de ceux qui amusent avant de desabuser.
Et ce qu'on ne sait pas encore, c'est que ça va durer.
La journée, on s'évertue comme on peut pour essayer d'avancer avec les 2nds de brise marine. Le Parasailor, ce lâche, se dégonfle. Comment lui en vouloir ?
Les 2 voiles d'avant en ciseaux '' tangonnées maison '' offrent un peu de rendement.



On essaye même des configurations de voiles plutôt originales. Grande voile, Parasailor et Génois. Contre toute attente, à 150° du vent, les performances ne sont pas si mal. On est à la limite du flash pour excès de vitesse.



Les premières nuits, on pousse au moteur pour essayer d'avancer un peu. Rapidement, il faut se résoudre à changer de rythme. Nous avons un voilier pas un super tanker. Nous préférons économiser notre gasoil restant pour l'entrée dans le lagon des Gambier, mais aussi par sécurité... On ne sait jamais...
Petit à petit, on accepte les journées à 70 nm mais le moral en prend un coup. Ce que nous devions avalé en moins de 6 jours va nous en prendre beaucoup plus...
Bien sûr, nous ne sommes pas pressés.
Bien sûr, il n'y a rien de grave.
Mais sérieux Eole, c'est pas cool du tout.

Cerise sur le gâteau ''à mer''. Profitant d'une belle journée de calme, on décide de faire un vol de drone pour immortaliser le moment. Quitte à lambiner depuis 2 jours autant en profiter pour s'amuser.
Il y a 3/4 nds d'air depuis 48h. Grande voile et code zéro s'automotivent pour rester gonflées.
- Drony, à toi de jouer.
-Euh... On a dit Drony pas Eoooole !!!
Alors que notre petit engin est en altitude, le vent se lève d'un coup sans prévenir sans le moindre signe avant coureur.
Le scénario catastrophe se profile. Drony s'éloigne vitesse grand V tandis que Ti'Amaraa en profite pour accélérer, trop content de cet air travers inespéré.
S'en est trop pour notre télécommande.
Impossible de le faire revenir.
On perd le signal...
Aux dernières nouvelles, Drony à été embauché par l'équipe de Cousteau et filme les abysses.
Y a des jours comme ça.
Une fois de plus...pas grave... Que du matériel...
Mais ça fait ch....
Non mais, elle est où le caméra cachée ? Des jours et des nuits qu'on se traîne. Les fichiers météo qui confirment et là, juste maintenant du vent.... Grrrr
Le pire : encore un simulacre de vent car 30 minutes plus tard nous sommes à nouveau à 1 noeud.
Bref, on préfère en rire.
Merci à notre super team à terre d'avoir gérer Drony 2 et à nos prochains guests pour la livraison à Papeete 👍.

De grains en grains, de pétole en bords au près, on finit tout de même par voir se dessiner la silhouette des Gambiers à l'horizon.  Nous aurons mis 10 jours là où il n'en faut que 5 à 6 pour des conditions normales d'alizé. Pas de bol. C'est ainsi. Une sacrée école pour nos nerfs et d'entraînement aux manœuvres en tous genres.

Comble du bonheur, nous arrivons à l'entrée de la la passe en même temps qu'AquaVitae, un des copains de la flottille.
Plus de 700 heures de mer et nous sommes à la passe à 5 mn d'écart en ayant pris des routes totalement différentes. Même si on avait voulu le faire, on n'y serait jamais arrivés.
C'est énorme.
Les copains de Mars partis 3 semaines avant nous, nous attendent au mouillage de Mangareva. À 15 nm de notre arrivée, AquaVitae, Mars et Ti'Amaraa sont en contact VHF.
Excellent !!!!
Oubliés les souvenirs moins joyeux, Rikitea nous y voilà!!!
Bien sûr le farceur du mois n'en a pas fini avec nous. C'est avec un vent dans le pif de plus de 25 noeuds que nous nous frayons un chemin dans la passe ouest très houleuse jusqu'au mouillage. Merci les moteurs (contents d'avoir serré les dents dans la pétole et d'avoir économiser du gasoil)
Décidément, nous aurons été servis.
Peu importe, l'accueil chaleureux des copains sur place finit d'effacer définitivement les derniers stigmates de fatigue.
Merci les Coyote pour le reportage photo et le cadeau de bienvenue (miammm)
Merci les Mars pour ce déjeuner organisé et toutes les informations transmises.
La chaleur de l'amitié nautique vaut tous les miles et tous les vents.




Quand on quitte le long fleuve tranquille de l'existence, on découvre des voies parallèles, certes plus difficiles à naviguer mais plus intéressantes plus riches que celles du flot commun qu'on emprunte par facilité.

Les îles Gambier s'annoncent comme des pépites à découvrir... Avant tout, elles se gagnent. Ti'Amaraa l'a fait sans casse ni avarie. Cette traversée restera gravée en lettres d'or au panthéon de nos souvenirs.

'oa'oa (Heureux!!)

Les chiffres de notre transpac:
751 heures de navigation
3943 nm depuis les Perlas
3996 nm depuis Panamá city
Vent max 39.7 nds
Vitesse max 15. 4 nds
Poissons péchés 1 dorade coryphene 1.10m
Rapala perdu 1
Baleine 1
Raies et dauphins ++
Niveaux Bubble shooter : 670
Niveaux Jewels : 680
Nombre de romans lus : 15
Champagne : 1 bouteille
Vin : 1 bouteille
Bière : 2 par joli coucher de soleil
Heures de sommeil à l'arrivée: 14
Temps restant avant mise en ligne de la vidéo et plus de photos  : inconnu (compte tenu des possibilités internet locales)




10 mai 2018

Arrivés en Polynésie française !!

Nous avons décidé de commencer par la fin.
Original ?
Peut être...
Il s'agit surtout d'une évidence qui ressort de nos 31 jours de mer à travers cet océan géant.
Par quoi finissent tous les livres ou films ?
Les remerciements.
Rassurez vous cela ne va être ni exhaustif ni soporifique mais il nous semble important avant tout retour sur experience ou vidéo de mettre un coup de projecteur sur ce qui a fait que ces 4000 nm soient une réussite.

Avant tout, notre bateau. Notre Ti'Amaraa qui, en toute sécurité, a fait le dos rond face à toutes les conditions rencontrées lors de ce marathon. Sans faillir, il a avalé avec l'aide précieuse de Nestor 2, notre nouveau pilote, les miles à 45°de vent au près, au travers par plus de 35 noeuds de vent ou encore lors des bouffées de plaisir au portant sous Parasailor.
À la différence de la transatlantique, cette voile ne sera, en revanche, pas la star de cette traversée. La vedette lui est volée par notre voile turbo le code zéro. Elle aura été la plus efficace et la plus polyvalente face aux conditions diverses rencontrées. Le vent ne nous a pas évité les manœuvres. Nuits comme jours, nous avons souvent été appelés sur le pont. Éole ne nous a pas fait non plus grâce des miles et des miles sans vent. Même si il est difficile psychologiquement de voir son compteur de miles ralentir voire repartir en sens opposé, lorsque l'on vit en grand confort et autonomie, on appréhende différemment l'embuche. Une douche chaude, un bon p'tit dîner mijoté et le sourire revient. 
Merci Ti'Amaraa. Te voici dans ce pays cher à nos cœurs d'où vient ton nom. On va à présent se mettre en orbite autour de ces pépites. 

Merci aussi à notre téléphone satellite Iridium. Au delà de la récupération des fichiers météo, il ne faut pas perdre de vue qu'au beau milieu du Pacifique nous étions à près de 4000 km de la moindre âme qui vive. Pour repère, Thomas Pesquet et la station spaciale ne sont ''qu' "à 400 km de la Terre. Ce petit bout de technologie est notre unique contact vers l'extérieur. 
Il ne sert cependant à rien si l'on n'a pas une fenêtre ouverte en permanence de l'autre côté.
Un peu comme une équipe de foot qui se rode au fil des rencontres , nous avions aimé le match aller sur l'Atlantique. Nous avons préféré le match retour sur cet océan avec notre Ti'Amaraa Crew. Chrys, Stef, vous avez géré l'interface comme des chefs. On s'est marrés à lire vos blagues du jour. On a adoré suivre vos résultats de trail et vos projets. Vous avez assuré quand le moral était down. Merci n'est pas assez fort pour vous deux nos chouchs. Alors, on va piquer l'expression au roman ''ça peut pas rater''. On vous globiche mega fort!!! ❤️ 
En vos qualités de lutins com', il semble même que notre numéro Iridium ait fuité.... Nous avons ainsi reçu régulièrement des SMS adorables de la famille, des copains et de followers. À la base, on ne voulait pas diffuser nos coordonnées mais vous avez bien fait. Cela fait chaud au cœur. Merci à tous. Certains messages étant non signés (ou tronqués) on ne pourra remercier chacun personnellement. Ces lignes sont pour vous qui avaient pris ces minutes de vos vies pour nous envoyer ces bouteilles à la mer. Merci du fond du cœur. 

En parallèle, nous avons été associés à l'organisation mise en place par Jef, le capitaine d'AquaVitae, avec son ami Denis dans le rôle du concentrateur des positions quotidiennes de nos 4 bateaux.
Le fil rouge de ces jours de navigation dans ce désert bleu.
18h UTC. Envoyer notre position à Denis et recevoir en retour un SMS avec les infos des copains. La gazette de la flottille. 
Jour après jour, ce rdv a fait partie intégrante du rythme de vie du bord. Denis a répondu présent à chaque sollicitation. Mille mercis à toi. Nous avons fait connaissance par SMS interposés. Nous avons adoré ton humour, ton sérieux et ta régularité. Nous espérons pouvoir te rencontrer, qui sait, lors de ton prochain séjour au Fenua et parler de tout ça autour d'un bon verre avec la flottille au complet. 
Cette transpacifique n'aurait pas eu la même saveur si justement nous ne l'avions pas partagée avec nos 3 copains. Chacun sa route, son bateau mais en contact permanent par SMS. Qu'il est bon de savoir qu'à quelques miles en cas d'avarie grave, les amis sont là et inversement. Nos échanges satellitaires les jours de délire resteront dans les annales.
Les tranxen sur Merak,
La biture envisagée sur Jonathan
Le mot de Woody Allen via AquaVitae lors déprimes les jours de trous d'air : "L'éternité c'est long. Surtout à la fin". 
Nous n'avons qu'un mot à vous dire à vous trois, nos trois tontons, François, Gérard, Jef :
Respect. 4000 nm en solo. 👍

Partenaires indispensables de notre route, nos musiques et nos livres numériques. Une autre fenêtre vers l'extérieur. Différente mais capitale surtout les jours de pétole lorsque l'on surfe à 2 noeuds et que les fous de bassan nous doublent. 
Nous sommes à jour des bibliographie entre autres de Michel Bussi, Ken Follet, Jean D'Ormesson et Gilles Legardinier (à qui nous avons piqué cette idée de remerciements et le verbe globicher). 

De même, merci à vous qui êtes venus à bord et qui nous avez laissé vos Playlists pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Quel meilleur endroit qu'un océan pur pour écouter des créations artistiques. On ne pourrait décidément pas vivre sans bon son. 

Pour finir, nous voulions l'un comme l'autre remercier nos beaux-parents.
Étrange ?
Point du tout. 

Merci Annie et Alex d'avoir fabriqué mon Cap'tain.
Merci Marie-Claude et Guy d'avoir fabriqué ma Cap'taine.

Deux humains différents et complémentaires mais partageant ce même plaisir, cette même envie de vivre. La littérature parle d'alter ego. Cette expérience dans notre Ti'Amaraa-bulle avec ces bouffées de bonne humeur, ces coups de mou, ces instants magiques sous les étoiles, ces chamailleries (et oui chez nous aussi) nous a encore permis de confirmer qu'en résumé il ne nous reste plus qu'à remercier la Vie. 
Face à cette immensité liquide, loin de tout autre humain(à part nos tontons), on ne joue pas ''à la vie '', on vit pour de vrai.
Aujourd'hui est un cadeau. Voilà pourquoi on l'appelle présent. 

7 mai 2018

Terre!!!!! 🏝🏝🏝

Le 07/05 à 18h00 utc :

Tiamaraa a retrouvé le vent grâce à vos messages !!!
"gambier vus hier soir au couché du soleil, magique!!! plus que 150 milles.
Si vent comme prévu aujourd'hui, arrivée le 08 au matin biz"

Contact vhf avec aqua vitae qui suit de près pour une arrivée "main dans la main" ou plutôt
"coque contre coque"

La prochaine publication sera sûrement faites par nos navigateurs le long des côtes de la Polynésie française.
Un objectif tant convoité et tant attendu.🏝🏝
Félicitations à eux pour cette longue traversée!!!🥂🥂🎆🎇

Le relais est maintenant terminé.... je laisse la plume à l'équipage qui vous racontera plus précisément ce voyage d'un peu plus d'un mois.

Bises
Radio relais Transpacific 

5 mai 2018

Eole est parti en WE

 Le 05/05 :
Après un retour du vent et de quelques grains Tiamaraa se retrouve une nouvelle fois à l'arrêt
🚣🚣🚣
" Tiamaraa est à l'arret, Eole s'est barré en we voiles pliées, sommes sur un beau lac au soleil... repos en attendant retour du vent
Arrivée reportée"
"Méga pétole jamais vu un truc pareil, on a le temps, on préfère garder gasoil en secu, sommes a 245 milles des gambiers"

Bientôt 1 mois qu'ils ont quitté les côtes panaméenes...

Allez on les motive pour la fin du périple !!!!
Envoyez vos messages :
Envoyez 1 pour un retour du vent et 2 pour continuer en pétole 😆😆😆
Bises à tous