7 décembre 2018

Les nouveaux lutins

Nous en avons des noms, des sobriquets, des surnoms.
À commencer par notre nom de famille, totalement disparu depuis que nous voyageons. Depuis plus de 4 ans, nous sommes devenus les Ti'Amaraa. C'est ainsi que nous nous appelons entre bateaux. De même, les copains à terre adoptent vite le diminutif. D'autant plus en Polynésie, ce nom les interpelle toujours. Certains sont surpris au premier abord.
Comment des Farani (français en tahitien) peuvent avoir choisi ce nom pour leur bateau ?
Ti'Amara'a, écrit avec 2 apostrophes, signifie Liberté, Indépendance. Il s'agissait aussi et surtout du slogan de campagne du parti indépendantiste mené par Oscar Temaru. Rapidement, l'ambiguïté politique est écartée pour laisser place au sens purement libertaire que nous voulons donner à notre voyage. Pour le coup, notre nom marque les esprits.

Bien sûr, les souris, les rongeurs et autres bestioles de la même espèce restent la signature fétiche de Bernard et Bianca 🐭 🐭 sur Ti'Amaraa ⛵.

La nouveauté de cette fin d'année sera d'être transformés en lutins et d'y prendre un grand plaisir.

Nous avons joué d'abord les lutins à distance en envoyant un peu de Polynésie aux 4 coins de France métropolitaine et de France ultramarine.
Même si les rennes de La Poste nous ont donné des sueurs froides, nous sommes heureux de savoir qu'un peu de Ti'Amaraa sera sous des sapins cette année.
Toutes les commandes sont arrivées. Ouf...
Merci à vous qui nous avez fait confiance. Hâte de recevoir les photos des cadeaux déballés.

La prestation n'est pas finie pour autant. Nous continuons notre activité ''lutins'' par la mer.
Nous avons proposé à nos amis marquisiens installés à Moorea, d'être convoyeurs pour leur famille éloignée. Voilà donc un bon mois que nous naviguons avec les precieux (et fragiles) colis.

Objectif : Livraison sur l'île de Tahuta aux Marquises

Mission :
4 à 5 jours de nav depuis l'atoll de Makemo pour Tahuta, Marquises
Environ 500 nm (presque 1000 km) de navigation au près (la moins sympa des allures : face au vent et à la houle)
Trouver les bénéficiaires
Livrer en temps et en heure
Bonne nouvelle : pas de cheminée à l'horizon dans les maisons locales

Les lutins attendent patiemment, sur l'atoll de Toau, la bonne fenêtre météo pour rallier Makemo (30h de navigation) et démarrer la mission.

Hey Père Noël,
Y aurait moyen que tu brieffes Eole et Neptune pour qu'ils nous laissent passer tranquilou.
C'est pas tout ça... Mais on a boulooooo.. Ho Ho Ho 🎅

Bons préparatifs des fêtes à tous.
On revient très vite

Gingle bells 🎶
Gingle bells 🎶

24 novembre 2018

Ti'Amaraa est le premier !!!


Non pas que nous ayons participé à une régate, nous sommes tout simplement le premier Lagoon 39 gruté à Apataki!! 
Et alors ? 
Pourquoi tant d'enthousiasme ? 

Pour comprendre notre sentiment, il faut rembobiner le film de notre voyage.
Ti'Amaraa est donc un Lagoon 39. Le 73ème de la série.
Nous l'avons mis à l'eau en avril 2014 et gruté pour carénage en juin 2015 et en mars 2017.
À chaque fois, nous nous sommes vus refuser l'accès aux chantiers sortant les bateaux par un chariot.
En effet, nos coques sont généreuses (d'où le confort de notre lit 2x2m 😉) et notre nacelle en aile de mouette pour briser les vagues et éviter que ça tape a une forme spécifique qui en révulse plus d'un. 
L'ensemble cumulé fait que les espaces plans pour positionner les patins sont effectivement étroits. 

À Trinidad (Powerboat) , comme au Rio Dulce (Nanajuana, Guatemala), ils n'ont pas pris la peine d'essayer sérieusement malgré nos demandes, la fourniture des cotes détaillées de la nacelle, etc, etc. À chaque fois, nous nous sommes rabattus sur un lift plus coûteux.
Ça, c'était avant...

Avant la Polynésie française 👍

Il existe bien un lift sur Papeete mais vus les tarifs pratiqués on hésitait entre la vente de nos rates ou la mise en viager de Ti'Amaraa 😂.
Tous les autres chantiers travaillent avec des chariots. Mouai... Et on fait comment nous ???
Après différentes recherches et les conseils avisés de navigateurs nous ayant précèdé, nous avons contacté le chantier d'Apataki, au beau milieu de nulle part au cœur des Tuamotus.
Parenthèse... Apataki c'est ça :




18h00 vues de la poue et de la poupe







Le premier échange téléphonique avec Tony est prometteur.
Ok ils n'ont jamais sorti de Lagoon 39. Les photos de la nacelle ne l'affolent pas. Il ne nous saoule avec d'interminables mails de côtes.
''Hé, chef. Tu sais, quoi. Tu viens. On regarde ensemble. On va trouver une solution''. 
Alors, on est venus. Et ils l'ont fait. 🙏🙏👏👏
Ils n' ont pas hésité à mouiller le short pour prendre le temps de caler, d'essayer, de recommencer. Avec beaucoup de prudence, un grand sérieux et le sourire en bonus plus, ils ont en douceur hissé notre cata hors de l'eau. 
Tout le monde était au RDV sur la rampe. Même Pauline, l'épouse d'Alfred (aux commandes de la pelle) et mère de Tony (à la gestion du chariot), a immortalisé ce moment important pour leur chantier. 
Une belle histoire familiale où l'envie de bien faire rayonne. 

In fine, comparé à nos autres sorties de l'eau, ce sera la plus cool. Sacré paradoxe. 
Bien sûr avant de donner le feu vert à la manœuvre, nous avons checké la structure sur la première élévation. 
On en entend tellement sur Radio Cocotier !!! 
Et les cata, ça se lève pas par la nacelle, 
Et les cata, ça plie en deux, 
Et les cloisons, elles cassent, 
Blablabla 
Alors bien sûr pour une première, on a vérifié jusqu'à la fermeture de toutes les portes de placard. Nada, rien, un gros Que dalle (comme dirait notre Ami Marco). 
Ti'Amaraa, c'est du costaud 💪. 
Pas qu'on en doutait, mais bon le Capitaine a l'habitude de dire : La confiance n'exclut pas le contrôle. 
Quelle journée !! 
Nous avons dormi comme des loirs calés à terre entre 2 cocotiers. L'alarme et le feu de mouillage sont en RTT. 

Un grand merci à toute l'équipe d'Apataki Carénage. 
Si vous passez par ici, venez les yeux fermés vous ne serez pas déçus. 

Allez, finis les discours. 
Les rouleaux et l'antifouling nous attendent. 
À très bientôt 

PS: Ne cherchez pas la petite annonce pour la mise en viager de Ti'Amaraa. 
Non seulement ils sont tops à Apataki mais en plus ils te prennent pas pour un américain. Venez !!! 

Quelques photos de l'opération. Si on a un peu de temps et assez de débit avec le WiFi du chantier, on mettra en ligne une petite vidéo. 




Tony à la manœuvre.
Professionnalisme et Bonne Humeur 👍














Quartier d'été

Ti'Amaraa a pris ses quartiers d'été dans ses quarts de lune que sont les motus des Tuamotus.
Hémisphère sud oblige, de novembre à mars, nous entrons dans la saison chaude et humide caractérisée par le tristement célèbre ''risque cyclonique''.
En Polynésie, contrairement aux Antilles, les cyclones viennent de l'ouest. Les îles de la Société, Les Australes, Moorea et Tahiti sont donc par définition les premières a être touchées si un tel phénomène venait à se produire.
Ils existent bien, sur ces terres, des baies protégées qui permettraient à des voiliers de faire le dos rond. Cependant, le principe de précaution et l'envie de découvrir d'autres recoins nous ont poussé à faire nos valises et s'éloigner vers l'est.
L'objectif est de tendre vers les célèbres Marquises. Plus Est, plus Nord. En dehors de la zone à risque.
Dans un premier temps, l'équipage a bien l'intention de vadrouiller au travers des atolls bleus mythiques des Tuamotus avant de marcher sur les traces de Brel.
Au départ de Tahiti, il faut donc se lancer pour une navigation contre le vent, la mer et les courants. Chouette...
Et un fichier météo...
Et deux fichiers météo...
Et de trois...
Bref, si on attend la fenêtre de 48h idéale, on sera encore à Tahiti en 2019.
Alors, nous nous sommes lancés en ce lundi matin avec des prévisions de vent très calme annoncées.
Tant pis. Quitte à faire un appui moteur, autant faire du cap vers notre destination finale : Les Marquises.
Tikehau, Rangiroa, Manihi, Ahé attendront notre prochain passage.
Le vent n'est pas si mal. Nous pouvons faire une route Nord/Nord-est.
La ligne de foi donne sont verdict. Ce sera Apataki.
Pas tout à fait un hasard car un chantier nautique réputé est niché sur l'un des motus de cet atoll.
Allons voir ça de plus près.
Qui sait s'ils ont la possibilité, ce ne serait pas du luxe non plus de refaire un brin de propreté sous nos coques. Depuis le Guatemala, notre antifouling en a vu des tonnes d'eau. 20 mois et plus de 5000 nm (10 000 km) plus tard, ce pourrait être le bon timing. 
Tout est à bord. Pinceaux, rouleaux, scotch, anodes et acétone attendent sagement le jour J en fond de cale. À suivre...


Revenons à cette navigation. Pour sûr, elle va nous laisser un souvenir impérissable. Certes, nous avons eu deux beaux couchers et levers de soleil, un splendide rayon vert, un vent in fine assez favorable (jusqu'à 15 nds), une mer d'huile, des nuits sublimes sous la clarté d'une Lune pleine.
Ceux ne sont pas ces images là que nous retiendrons.
Plutôt celles de nos 2 expressions d'étonnement quand en l'espace de quelques secondes :
Bruit de la canne bâbord qui fiiiiile
Bruit de la canne tribord qui fiiiiile
Bâbord casse quasi instantanément
Ti'Amaraa est ralenti en urgence
À tribord, ça plie, ça plie, ça plie...
C'est quoi déjà l'histoire du roseau qui fléchit sans se briser ?
Donc c'est officiel : notre canne est en roseau.
En revanche, le porte canne non.
Il aura fallu l'espace de quelques secondes pour que le support, installé depuis notre départ de France, la joue "Trop, c'est trop''.
Heureusement, la canne est reliée par sécurité au bateau par un bout.
On a envie de dire : Merci Môsieur Lepetitbout. Sans toi, tchao canne, moulinet et les euros qui vont avec.
Oufffff
Depuis plus de 4 ans, nous avons sillonné pas mal de mers et d' océans. Nous avons pris des gros, des moins gros. Sur ce même support, nous nous sommes faits chapardé un beau thon rouge par un non moins beau requin. Jamais nous n'avons vécu une attaque aussi violente que rapide sur nos pauvres petits poulpys. C'est quoi ces bestioles dans le Pacifique ??!!?!?
Nous ne le saurons jamais.

Poissons : 1 bas de ligne + 1 support de canne. 
Ti'Amaraa : 0... + 2 entrecôtes pour fêter ça 🍽 🥩 😁
Dites ça fait comment des poissons quand ça se marre ?

Et dire que nos amis pêcheurs de Moorea nous ont offert des leurres plus gros jugeant les nôtres trop petits pour les poissons d'ici. Heureusement qu'ils étaient dans leur boîte. Sinon c'est quoi la blague ? Remonter un monstre ?
Ti'Amaraa poissonnerie, bonjoooour ⛵ 🦈
Sans façon. Merci 😉

Bredouilles mais finalement amusés, nous avons donc pointé nos étraves à l'entrée de la passe sud d'Apataki à l'heure prévue pour avoir pas, voire peu de courant entrant.
La passe fait une centaine de mètres de large. Ti'Amaraa est dans l'axe. C'est parti.... pour 2 nœuds de courant... sortant !!! Surprise 😲
On monte les tours des 2 moteurs. On pousse de l'eau. Le Cap est concentré à la barre. Ça passe. On commence à avoir l'habitude.
Nous longeons le petit village. Les locaux nous saluent à grands gestes. Pas pour vous vendre un quelconque fichu, ou vous interdire quoique ce soit. Juste lire sur les visages la curiosité et l'envie face à des Popa'a, des étrangers arrivés par la mer, des nouveaux.

Nous susciterons la même curiosité pour 2 énormes raies mantas lorsque nous déposerons notre ancre sur le fond de sable devant le chantier nautique. Elles tourneront autour du bateau toute l'après midi. 😍

Nous ne sommes que deux bateaux dans ce mouillage immense inondé de soleil, assourdissant de calme. 

Vous en connaissez beaucoup des stops carénage sur fond turquoise avec mantas d'accueil ?? 






16 novembre 2018

Back to peace ✌️

Aujourd'hui, nous avons quitté la marina de Papeete.


Finies les sorties nocturnes avec les copains, les balades dans les jardins ou les flâneries dans les rues marchandes. 



Finis le ''tien il me manque un truc'' je pars à pied le chercher. 

Fini l'accès '' open bar'' à la Poste pour envoyer des cartes postales à notre tribu et les bijoux by Ti'Amaraa pour vous qui nous avez demandé. Mauruuru !!! 

Mais aussi finis le bruit de la circulation, la promiscuité avec les voisins, la pollution noire qui crépit notre pont... C'est ça aussi Papeete.


Nous avons adoré ces 15 jours citadins. Mais il était temps pour nous de redonner sa liberté à notre Ti'Amaraa ficelé à son quai.
Bien sûr, partir encore c'est une fois de plus dire au-revoir aux amis.
On a ri avec les Pitu.
Willy, on se revoit pour la formation Niveau 2 ''Décodeur''.
Maria, on a pas eu le temps de te donner les tangos de Otros Aires. 
C'est donc officiel... Il faudra se recroiser. 

On a ri aussi avec les Duo. 
Agnès, on parie sur toi pour la Thaïlande. On attend la photo. 
Thierry, rdv là bas pour écouter tes mélodies sur ukulele. 
On n'a plus qu'à avaler les miles pour se retrouver à nouveau autour d'un Bo Bun. 

Jamais facile de briser un rythme qui nous est agréable... C'est notre vie. 

Nous sommes donc partis. 
Oh pas bien loin pour le moment, sur la côte nord ouest de Tahiti. Nous allons y attendre la bonne fenêtre météo pour rallier les Tuamotus. Partira t'on mardi, jeudi ? Éole est indécis. Peu importe, notre principal luxe est que l'on prend le temps 


Nous aimons tant cette vie au mouillage. Tout est calme. Ti'Amaraa vit au bout de sa chaîne. Le vent doux (dans le bon sens) traverse nos coursives. 

L'équipage est ready. Ti'Amaraa a profité de l'eau douce pour faire sa diva et se faire rincer à tous les étages. Il est plein comme un œuf. 
L'avito pour ces 4 prochains mois loin des grandes surfaces à prix modérés. 
700 litres d'eau. 
60 litres de super pour pouvoir aller vadrouiller en annexe dans les lagons, plonger, se baigner.... Aaaarh tout ce qu'il nous manque à la ville. 
600 litres de gasoil pour ne pas être pris au dépourvu quand l'alizé nous la (re)jouera à l'envers. 
À ce sujet, sans vouloir être polémiques, le gasoil à Tahiti coûte 130 xpf soit 1.08 euros le litre. En tant que voilier de passage (en importation temporaire), on le touche hors taxe à 94 xpf soit 0,78 euros le litre. 
Nous avons payé aujourd'hui 185 euros pour 235 litres de gasoil. 
Oui, oui... Ici au bout du monde loin des raffineries. 
Serait ce, in fine, un autre luxe ? 
On dit ça, on dit rien 😉

6 novembre 2018

À l'encre de nos rêves


À l'encre de nos rêves  


Brilles Soleil, suis le sillage de Ti'Amaraa
Deux unis depuis longtemps déjà
Tiki comme mana
Pour protection leurs mantas
Force, courage les accompagnera
Au fil de l'humeur des océans vers là-bas

Deux électrons libres attirés
D'une polarité inversée
Présage d'une vie de rencontres et d'aparté
Des silences à écouter
De l'encre sur papier

Sur la peau et dans nos cœurs
Dessins d'un jour
Esquisses d'un bonheur
À ''l'ancre'' de nos rêves pour toujours
Volutes et courbes pour voyageurs

Ua here vau ia oe, ici
Te Quiero, sur d'autres terres
Love you à l'infini
Notre amour sans frontière





Tattoos réalisés par Hiku Tattoo at Mana'o Tattoo
Mauruuru roa Hiku 👍


30 octobre 2018

Access to city


''Papeete Port Control de Ti'Amaraa
Demandons autorisation d'entrée dans la passe''
''Ia Orana Ti'Amaraa. Pas de soucis. Tu serres les bouées vertes. Arimiti en approche sortie''



Nous laissons passer les ferries pressés, navettes quotidiennes pour Moorea. Les avions d'Air Tahiti décollent et semblent venir renifler notre mat. On entend les premiers  bruits de cette ville nichée entre mer et montagnes.
Nous voilà au cœur de Papeete, dans la toute nouvelle marina. Ti'Amaraa est confortablement installé dans une large belle place aux pontons et bornes eau/elec neufs avec vue sur Moorea en prime.
Finis les dégradés de bleu lagon, les nuances jades des forêts. Le décor de cette semaine va osciller entre le gris bitume, et le orange des vitrines d'Halloween des boutiques.



Plus de 6 mois après avoir quitté un quai de Panama, nous ressortons les défenses et les amarres pour ficeler notre cata à la civilisation urbaine.
Tous ces mois de navigation et de cabotage entre Gambier, Tuamotus, Bora Bora, Huahine, Moorea and co ont rempli nos réservoirs de souvenirs mais aussi salé notre compagnon. Une halte au moins semestrielle à quai est la bienvenue pour les grands nettoyages.
Avec notre dessal, notre Karcher et notre lave linge, nous sommes autonomes même aux mouillages mais cela ne remplace pas l'escale avec eau à gogo.
Le programme est donc bien chargé. Tout va passer à la douche. Dedans, dehors, du gréement aux cales sans oublier les oreillers et autres housses de banquette...et l'équipage.
On vous rassure notre dernière douche ne date pas de Panama. 😀 Mais à la marina pour tous les navigateurs, c'est aaaaaaah la douche. Celle où l'on peut traîner et laisser couler l'eau sans (trop) de scrupules.
Petit plaisir qui doit sembler bien étrange pour certains. 🤔

Dans la catégorie des petits bonheur, juste après la loooongue douche.
Sortir en ville 🍹👠👗🎶



Oublier le temps d'une soirée la jonction en annexe.
Passer un dîner à terre en amoureux ou avec les copains sans vérifier si le vent monte, sans penser à Ti'Amaraa seul au bout de son ancre.
Flâner dans les rues commerçantes en mode shopping.
Faire notre running matinal sur les allées piétonnes arborées 🌴🌴🌴et au cœur du ''Central Park '' local. 

Ouverture officielle de notre semaine citadine
avec les copains de Duo ⛵

Une fois de plus, vivre de mouillages en mouillages n'est pas une punition. Nous adorons ce mode de vie vagabonde. En revanche, une dizaine ''in the city'' pour se prendre un shoot de théâtre, bars, concerts... nous fait toujours plaisir.
Là aussi le programme va être chargé.
À commencer par l'avant première du film Bohemian Rapsody 🎥 dès ce soir.
Qui aurait dit que votre équipage préféré perdu au beau milieu de nulle part le verrez avant vous ?? 🤣
Galileo Galileo oooohhhh 🎶🎶


26 octobre 2018

Lettre à Moorea




Chère Moorea,

Il va être bientôt temps pour Ti'Amaraa d'orienter ses étraves vers d'autres recoins de ton beau pays.

Mais comment te dire... Toi, , Moorea, anciennement Aimeho, l'île aux surnoms, petite sœur de Tahiti, l'île aux ananas ou tout simplement Moz pour les intimes



Comment te dire que nous sommes envoûtés par ton charme et tes légendes, marqués au fer rouge des sourires de tes enfants, subjugués par ta silhouette élégante si caractéristique, drogués aux milles et unes touches florales de l'aquarelle de tes vallées ? 

 


Nous avons vu tes pêcheurs prier en franchissant la passe, tes jeunes fendre les flots sur leurs va'a élancés. 
Nous avons écouté les chants mélodieux, fondations de ta culture. 
Nous avons été en symbiose avec la vie de ton lagon, du puissant océan cocon et de ta mer de Marama, mer des lunes.
Nous avons pu observer tes côtes transformées en berceau calme et doucereux pour les majestés des mers, les baleines. 
Nous avons humé ton air aux nuances fleuries si bon à respirer. 
Nous avons entendu tes oiseaux batifoler dans ta canopée. 
Nous avons observé ces hommes et ces femmes travailler ta terre ocre fertile. 
Nous avons crié ton nom sur des bancs de stade.
Nous avons capturé tes images, instants de vie.
Nous avons ri en partageant la table des tiens si accueillants et généreux. 
Nous avons senti ton énergie bienveillante au détour de chaque chemin, chaque regard.

















Nous reviendrons, comme nous sommes toujours revenus vers toi.
Nous emportons à bord de Ti'Amaraa un peu de la force de tes montagnes souveraines, et beaucoup de sincérité puisée au cœur de tes tanés et vahinés.



Merci chère Moorea pour la générosité de ta terre qui nous a nourri.
Merci chère Moz pour l'écrin de beauté Nature éclatante. 
Merci Aimeho pour ces jours et ces nuits paisibles au creux de tes baies cernés par les remparts effilés de tes lignes de crêtes endémiques. 
Merci ''petite sœur'' pour tous ces moments, portes ouvertes sur ton patrimoine ancestral, invitation à l'immersion dans cette culture polynésienne riche en valeurs et croyances. 
Merci notre île de ❤️ pour toutes ces belles âmes rencontrées sur ta terre.

Tumu Rai Fenua, pieuvre divine dealeuse d'amour et de paix, Te Remu’Ura reine du mont Rotui et O-tu-one-iti, dieu bâtisseur de l'île veillez sur Mo'o rea et les siens. 

Nous reviendrons.