9 août 2018

Vidéo

Vivre nos rêves de belles escales et de rencontres.
À bientôt les Milo 👍

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8 août 2018

Un week-end à un million

Même en Francs Pacifique la somme est rondelette. 1 million de xpf équivaut à 10 000€ tout de même !
C'est ce qu'il vous faudrait débourser pour passer 3 nuits dans l'un des hôtels mythiques de Bora Bora : Le Saint Régis.



Ouf... Pas besoin d'envisager la vente de sa rate pour payer la note, lorsque l'on débarque à Bora Bora avec sa maison flottante.👍
Même vue, même lagon cristallin, même nuit étoilée que nos voisins perchés sur pilotis en bordure de leur motu privatisé. 
Enfin non, ils faut bien reconnaître qu'ils ont un bonus plus : la vue sur Ti'Amaraa ⛵
Se rendent ils compte du privilège ? 😂😂😂 


Les maisonnettes sur notre bâbord. 
L'île de Bora Bora sur notre tribord. 
Nous regardons les lumières du Resort scintiller installés dans notre cockpit. L'eau est si belle que l'on est comme en lévitation. Ce soir là, éclairé par nos spots sous marins, il n'y a plus que le fond de sable et nous. Exit les trois petits mètres d'eau sous notre ligne de flottaison.
Dans cet espace réinventé, raies, requins et poissons curieux viennent s'adonner aux ondulations du soir. Magique !


Déjà lors de la navigation d'approche, nous avons eu cette douce impression de glisser sur un tapis volant tissé de turquoises et brodé d'or au gré du jeu du soleil et des nuages. Même si la tentation à la contemplation est grande, la vigilance doit rester de mise pour l'équipage. Nous voguons dans moins de 3 mètres d'eau cernés par les têtes de corail. Nous verrons au minimum 2,30 m. Vive le cata !!


Les monts vertigineux de la majestueuse Bora changent de silhouette au fur et à mesure de notre tour de lagon. Naviguer dans une carte postale a un sacré charme. 
Bien sûr, nous préférons les motus déserts à ceux colonisés par les structures étoilées. Mais Bora ne serait pas Bora sans eux. 
Nous ne passerions pas des semaines dans ces mouillages piégés entre les hôtels, le va et vient des navettes maritimes, le bruit des avions et des hélicos. Mais l'escale vaut tout de même le détour. 
D'autant que l'on peut accéder à des motus plus préservés aux mouillages enchanteurs.



Au delà des hôtels luxueux du lagon, l'île elle-même est totalement préservée. La randonnée jusqu'au point culminant de l'île, le mont Otemanu (727m) offre pour les plus sportifs un point de vue époustouflant sur Bora et son lagon azur. 
Bravo à nos guests pour le challenge physique et les belles photos 👍






À la capitale Vaitape, on s'attendait à trouver des boutiques de luxe, des restaurants huppés, des pubs aussi branchés que sonorisés. 
Oubliez les standards d'Ibiza ou de St Barth. La ville principale paisible s'étend le long de la côte entre un Super U, des épiceries chinoises et quelques boutiques de souvenirs. 
Le seul luxe que l'on trouve à Bora, comme partout en Polynésie, se sont les perles. 
Mesdames vous ne reviendrez pas avec un nouveau sac LXVI... En revanche, difficile de ne pas craquer pour la créativité locale autour de ces perles aux coloris variés.
L'offre couvre tous les budgets. 
Une fois de plus, bien loin des à priori, il est possible de se faire plaisir pour bien moins cher qu'une nuit sur pilotis.



Euhh Capitaine.... Ce serait ti pas l'anniversaire de ta coéquipière bientôt ? 😜


Allez OK. Je sors....me baigner avec mes nouveaux amis. 







28 juillet 2018

Taha'a, l'île vanille mais pas que...




L'or noir de Taha'a a une allure effilée, un coloris d'encre et une saveur envoûtante.


Lorsque nous avons fait escale dans cette jolie petite île, nous étions bien décidés à changer nos gousses du bord. Âgées de 9 ans tout de même (!) , elles ont parfumées nos rhums, sucre et gâteaux sans faillir. 
Notre première visite à terre est donc pour la Maison de la Vanille à Haamene dont tous les guides touristiques vantent la visite.
Porte close. Zut... Pourtant nous sommes bien dans les horaires normaux d'ouverture ? 🤔
Un gentil monsieur s'approche alors de nous. Il nous expliquera qu'il a fermé en attendant la nouvelle récolte car il n'a justement plus rien à vendre. La quantité produite mondialent a fortement diminué du fait de maladies ou autres (cyclone à Madagascar 1er producteur au monde, champignons destructeurs...). Du coup, la fameuse loi de l'offre et de la demande rentre en jeu et la vanille de très haute qualité de Taha'a y trouve son compte. 
Bonne nouvelle pour les producteurs. Le prix de vente a explosé et presque tout a été vendu. Ceci dit ils sont les premiers à déplorer cette montée ''artificielles" du prix unitaire limitant les petites ventes aux visiteurs de passage. 
Mauvaise nouvelle donc pour les petits acheteurs comme nous. Alors qu'il était aux environ de 350 euros le kilo, l'étiquette a allègrement franchi la barre des 600 euros lors de la dernière récolte. 
Nos ''vieilles'' gousses vont donc rester encore un peu sur Ti'Amaraa en attendant la prochaine saison et le nouveau cours.

Chemin faisant, de motus en baies protégées, de rencontres en discussions, nous avons fait la connaissance de Laurent. Installé depuis une quinzaine d'années, ce bordelais a développé une production de rhum agricole, de vanille et de produits dérivés d'huiles de coco ou de tamanu. 
Il n'en fallait pas plus pour nous convaincre de venir visiter...  et déguster l'huile de coco uniquement bien sûr 😜. 
Au fond de la baie protégée de Tapuamu, Ti'Amaraa a trouvé sa place pile en face de la distillerie et avec vue sur Bora Bora. Pas mal... 



C'est après une matinée snorkeling dans l'incroyable jardin de corail du motu Maharare que nous avons franchi les portes du domaine. 


Nous avons ainsi appris tous les stades de séchage de la vanille, découvert les vertus de la graine de tamanu en huile ou en savon, humer les flacons d'huile de coco parfumées à l'or noir. 





Mais contre toute attente, c'est la partie distillerie qui a le plus capté notre attention. 😉

L'écrin des premiers essais

Laurent, Artisan Distillateur comme il aime se définir, et son équipe sont des passionnés. Du ramassage de la canne O'Tahiti à la main, au pressage unique en passant par la fermentation contrôlée puis le bel alambic construit sur mesure et le chais de maturation et d'elevage, la visite vous transporte dans un voyage au cœur du savoir faire de cette production confidentielle.




Le travail minituieux se retrouve embouteillé pour une grande partie sur place sous l'appellation Rhum T (pour Taha'a). 
Un partenariat a aussi été mis en place avec le producteur des célèbres jus de fruits Rotui à Moorea. 
Des cannes de Taha'a une fois pressées sont expédiées par la mer pour être élaborées en un rhum intéressant nommé Manutea Tahiti.
Comble de la reconnaissance du travail commun des deux producteurs, le Manutea a obtenu un premier prix au salon international (Rhum Fest) de Paris 2018.




Amateurs de rhum, allez faire un tour sur la page de la distillerie de Taha'a :
www.domaineparipari.com
Et pour les plus curieux, il y a même une boutique en ligne avec expédition internationale.
Quant à ceux qui passeraient dans les parages, venez ! Un bel accueil vous attend. 

Perso, on a adoré le rhum T vieilli en fût de Sauternes 👍... Faute de vanille... 





25 juillet 2018

À bicycleeeeetteuuu 🚲



L'île de Huahine, appelée souvent l'île jardin ou tout simplement l'authentique. 74 km2 bourrés de charme discret.
D'ailleurs, si vous voulez contacter l'office du tourisme local, l'adresse mail est huahinelauthentique@live.fr 😉
Tout un programme.


Côté acteurs.
Les rôles de Firmin et Paulette ont été magistralement tenus par nos amis Jennifer et Guillaume, tout droit débarqués de Martinique pour trois semaines de vacances à bord.
Armés de nos 4 VTT de location, nous nous sommes ainsi lancés dans un remake polynésien de la célèbre ritournelle.
Huahine est en fait composé de 2 îles : Huahine Nui (la grande) et Huahine Iti (la petite). La légende prétend que l'on doit au dieu Hiro d'avoir fendu Huahine avec sa pirogue. C'est ainsi que s'expliquerait la présence de 2 îles dans un même lagon.
Il a bien fait ce brave Hiro. Grâce à lui nous pouvons envisager de faire le tour de la grande dans la journée. 👍


Nos coups de pédaliers nous transportent ainsi entre légendes, histoire et beauté sauvage. 


Quel meilleur moyen que le vélo pour profiter du calme et du silence qui règne dans ces vallées majestueuses ?
Huahine est à l'abri du tourisme traditionnel. Les 3 uniques hôtels se partagent l'accueil des visiteurs de (court) passage avec les petites pensions de famille. Pas de grosse structure. Ni de bungalow sur pilotis. La carte postale est dans le décor.
Les routes sont parfaitement revêtues et la circulation quasi inexistante. Idéal pour musarder sur deux roues.
L'effort vaut le coup. Le point de vue du belvédère par exemple permet un joli panorama teinté du jade de la végétation sur fond dégradé d'azur du lagon.
Pour être tout à fait honnête, on a pris le temps là-haut mais pas que pour le coup d'œil. La côte à 30% a eu raison de nos motivations et de nos quadriceps. Contrairement à ce que chantait Monsieur Montant, nous devons bien reconnaître que nous avons mis pieds à terre 😉.


La balade offre aussi des pauses archéologiques près des maraes,
anciens lieu de culte, des sanctuaires. Édifiés en plein air, ils étaient destinés à la célébration des rites. On y honorait les dieux, intronisait les chefs, accomplissait des cérémonies rituelles dont les sacrifices humains.
L'état d'entretien, de conservation et de mise en valeur fait plaisir à voir. 


Une parenthèse historique bien agréable.
Au carrefour entre l'art et la religion, nous retrouvons ici les tikis, emblème de notre voyage. Auréolés d'un mana (puissance spirituelle), ils représentent souvent une puissance protectrice. 


En chemin, on fleurte entre croyance et légende. Comme à Faie, où tous les guides recommandent le stop auprès des anguilles sacrées aux yeux bleues.
Mais bien sûr...
Nous lâchons nos destriers à la recherche de ces fameuses petites bébètes chargées de croyances mythologiques.
Quelle ne fut pas notre surprise !!
Non seulement elles sont bien là et elles ont bien les yeux bleus... Mais c'est la taille qui nous impressionnera le plus. À titre perso, on les appellerait plutot murènes qu'anguilles. De réputation inoffensive au faciès peut engageant, ces gardiens de bassin n'incitent vraiment pas à la baignade.


Allez, on rechausse nos selles, c'est qu'il nous reste du chemin. Direction l'unique pont qui relie les 2 îles. Un autre lieu de rassemblement et de tradition... d'un autre genre. Celui des jeunes et moins jeunes en quête d'émotions et de challenge.
Vous l'avez compris. Hormis la jonction des deux bouts de terre, ce pont est le lieu de divertissement apprécié des locaux.
Les plus téméraires sautent du parapet. D'autres se contentent d'observer en barbotant en contre bas. Les éclats de rire sont entrecoupées des bruits des plouffffs sur fond de sono portable. Une joyeuse ambiance. 


Nous ne tenterons pas l'expérience.
Nous avons réussi à rester secs au passage d'un grain. Pas vraiment envie de finir notre chemin détrempés.


Sur le chemin du retour, nous nous arrêterons observer des locaux s'entraîner à l'un des sports traditionnels. Le lancer de javelots sur une coco perchée en haut d'un mat de bois.
Amusés par notre curiosité et à la hauteur du légendaire accueil polynésien, les gars nous invitent à les rejoindre pour essayer.
Formation accélérée de nos 2 hommes et premiers essais. 



Bon, c'est pas gagné pour nos cyclistes du jour. Pourtant les professeurs ne sont pas moins que le champion et le vice champion de la discipline lors du Heiva 2018. Merci Messieurs pour ce partage et vos sourires.
Quelle journée !!!
Le hasard du calendrier a aussi voulu que nous soyons arrivés pour la cérémonie de clôture et remise des prix de danse traditionnelle du Heiva i Huahine. 100% amateur. Ambiance familiale garantie dans les gradins et les baraques snack.






Le Ti'Amaraa tour continue vers d'autres îles pour nos guests...
Qu'il est bon de profiter du confort de nos banquettes parceque le vélo ça fait pas que mal aux jambes. 🤔