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20 mai 2019

Retour sur images

Nous voilà de retour sur Papeete.


Après une escale plongée à Rangiroa, nous sommes arrêtés au stand '' à la ville '' pour l'entretien de notre valeureux Ti'Amaraa.
Le temps de changer un peu d'huile, des pièces d'usure et le reste.... dont on reparlera ultérieurement
En attendant, on vous partage un bout de ces 4 mois magiques que nous avons vécu aux Marquises.
Loin des circuits touristiques, loin des ondes internet, nous avons vécu une vie vraie avec des gens vrais, beaux et attachants.
Les Marquises, une autre Polynésie, une autre France.
Les Marquises en images
En cliquant  
Ou en copiant collant le lien https://vimeo.com/337199174

8 juillet 2018

Plonger à Fakarava


Nous rêvions depuis de très nombreuses années de pouvoir écrire ce titre.
À l'époque où nous sommes venus plonger en Polynésie, Fakarava était encore une destination à part. Le tourisme n'y était pas encore développé. Les clubs de plongée non plus. Nous étions "contentés" de Rangiroa. Les spots dans les passes restaient, jusqu'à aujourd'hui, nos plus beaux souvenirs sous l'eau.
Lorsque l'on voyage avec sa maison flottante, on peut appréhender les escales différemment. Nous rêvions de Fakarava. Ti'Amaraa vient d'y passer une dizaine de jours fabuleux.








D'autant plus que nous n'avons pas choisi notre période par hasard. Grâce à l'équipage copain de Mars (le bateau pas la planète 😉), nous avons en effet découvert le phénomène qui se déroule chaque pleine lune de juin uniquement dans la passe sud de cet atoll.
Des milliers de Mérous (loches marbrées) se concentrent dans ces centaines de m2 pour s'accoupler. Les duels entre mâles vont bon train. C'est une joute sous marine. Objectif : démontrer à sa belle qui est le plus fort et être ainsi choisi pour l'Acte THE nuit de l'année. Pas facile la vie de mérou tout de même... Bien sûr, toute cette chair fraîche attire les prédateurs. Sur place, on entend parler de mur de requins. Plus de 600 auraient été compatilisés.
Les éphémérides de Lune révisées, nous nous installons au mouillage le plus proche de la passe pour le Jour J.
Avec les capitaines de Merak et Jonathan, nous sommes une palanquée de 4 plongeurs autonomes. Nous avons tous notre matériel et Ti'Amaraa est équipé d'un compresseur de bouteilles de plongée.
Oui mais...
Pour bien profiter de la passe, il faut faire une plongée dérivante. C'est à dire se mettre à l'eau à l'extérieur de l'atoll, plonger en courant entrant et ainsi sortir tranquillement à l'abri dans le lagon après avoir vu défiler le spectacle sous nos yeux.
Choisir les heures de courant entrant, nous commençons à en avoir l'habitude. Quant à la logistique des annexes, Jef, le capitaine d'AquaVitae, se propose gentiment d'être notre chauffeur et sécurité surface.
On hésite... On se balade la veille en annexe dans la passe pour se rendre compte. Le club de plongée installé sur le Motu Tetamanu à l'entrée semble bien occuper le terrain avec ses nombreux bateaux et ses bungalows pour plongeurs.
Après briefing ''plongée'', nous arrivons tous les 4 à la même conclusion : On plonge avec le club.
Avec nos bateaux nous sommes tous assez autonomes (repas, excursions, plongée...) , il nous semble important de temps en temps de faire fonctionner les structures à terre.
Nous partons donc à leur rencontre pour inscrire 4 plongeurs. 


Le premier contact est avec un moniteur hyper sympa. Immédiatement, il nous confirme qu'il n'y aura pas de problème pour plonger le lendemain.
Super !!
75 000 xpf (62 euros) par plongeur matériel compris... Et pas de réduction si on vient avec notre matos. Soit...
L'affaire est conclue.
Alors que nous le suivons, pour enregistrer les noms sur les feuilles de palanquée, nous croiserons Laurent Ballesta (le fameux reportage sur le Mystère mérou c'est lui).
Bref, c'est au moment où nous remplissons la fiche de plongée que nous entendons des éclats de voix.
Tiens c'est notre monit sympa...
Avec son chef semble t'il...
Ah ben ils parlent de nous...
Grand tact Môsieur le chef devant des clients ...
On sent bien qu'on lui fait plaisir avec nos 4 fois 62 euros tout de même...
- Non, non et non... On les prend pas.
Ce sera Samedi ou c'est riiiien !!!

Ambiance...
Le jeune moniteur revient penaud. Il nous promet qu'il va essayer d'arranger ça et qu'il nous appelle via vhf dans la soirée pour confirmer.
Pour nous, c'est clair. Samedi ce sera trop tard. De plus, la météo prévoit une journée ventée et pluvieuse. 
Donc Mister cestmoilechef a trouvé la solution. Ce sera riiiiiiiiiengg !!! (prononcé à la toulousaine 🤣. N'est ce pas Marco ? Tu l'as le son 🔊 ) 
Pas certains qu'ils aient besoin de 4 plongeurs de plus pour boucler leur chiffre d'affaires... Quoique... Tant pis pour eux.

Plan B activé 
C'est donc en mode 100% autonome qu'on se lance dans cette passe. On briefe Jef. On estime le point GPS de largage, le lieu où l'on devrait refaire surface, la durée de la plongée. L'ipad est dans son caisson étanche. Notre super pilote pourra suivre de l'annexe. Merci Jef et Merci les Maajicat pour ce super accessoire.

Il y a un mélange d'excitation et d'adrénaline. 
Surtout qu'au moment de s'immerger, nos 2 comparses rencontrent des difficultés avec leur matériel. Ils passent donc en mode snorkeling.
Sauf que nous sommes déjà à l'eau tous les deux et il y a du jus ++. Zouuuu on descend.... Merdum la go pro est restée dans l'annexe. 
Jef assiste les tontons et leur soucis matos. Il ne nous entendra pas. Pas grave. On peut aussi plonger sans filmer. 
À peine sous l'eau, c'est un festival. Portés par le courant, nous survolons le tombant sud est de la passe. En cinémascope défilent des requins par centaine, des mérous innombrables, des raies, un enorme poisson Napoléon etc etc... dans un décor de corail multicolore baigné d'une eau cristalline nous offrant une visibilité de plusieurs centaines de mètres. 
Nous sommes propulsés au milieu de nuages de requins gris, pointe blanche et noire. Impossible de lutter contre le courant pour nous pauvre Homoplongibus. En revanche, ces élégantes beautés de la Nature sont statiques à contre courant se reposant de leur nuit de fête. 
Qui observe l'autre ? That's the question? 
Incroyablement beau. Époustouflant !! 
Quelle vie !!
Elle est belle notre planète 🌏 
Nos rétines sont gravés à vie de ces images. In fine, nous ne regrettons pas l'absence de notre gopro. Nous avons ainsi pu tous les deux vivre pleinement ce moment unique. 
Nous ressortons de l'eau comme groguis par ce spectacle avec une seule envie y retourner... Avec la camera cette fois, promis. 
Jef assure. Il nous récupère pile poil.
Une sacrée team sur et sous l'eau, les tontons 👍.

Nous devrons attendre 2 jours le passage d'une dépression avant de pouvoir refaire un tour de manège. 
Cette fois-ci, la palanquée est au complet. La caméra tourne. 
L'eau est plus turbide compte tenu des 2 jours précédents. Les mérous ont disparus comme par enchantement. Fin de la fiesta. Une partie des requins aussi mais il reste encore du monde là dessous. 
30 mn de pur bonheur.
Nous reviendrons plonger à Fakarava
👌👌👌👌👌👌 👌 👌 👌 👌

Enfilez vos palmes et vos combinaisons, on vous emmène 
Et en particulier vous, nos amis d'ESM. Nous étions reliés par voies sous marines lors de votre week-end Estartit. ❤️
Point de chips au vinaigre ici, mais on vous confirme que notre Pierrot est toujours là... S'il s'est installé sur une étoile c'est certainement une de mer.

La vidéo est là 
Ou en suivant le lien :








31 mars 2018

Le canal de Panamá en vidéo

10 heures de cette journée de transit à travers ce mythique canal de Panamá résumées en 4mn.

Cliquez  
Ou suivez le lien :
https://vimeo.com/262648399


23 février 2018

Vidéo

Nos inoubliables San Blas ❤️ en vidéo
Suivez le lien
https://vimeo.com/257032956
Ou cliquez

29 novembre 2017

Le pays de l'oubli

Au petit matin, vous levez l'ancre. Vous laissez derrière vous la verdure de la côte du Panamá pour faire route vers ces pépites de sable et de végétation coincées en bas à gauche de la mer des Caraïbe.
Nous ne pouvons faire l'inventaire des îles et mouillages visités et encore moins choisir notre escale préférée.
Les San Blas, une escale à vivre. Difficile à raconter.



Oubliée l'agitation des métropoles panaméenes.
Oubliée la frénésie des mouillages des Antilles françaises ou autres envahis par des voyageurs à l'âme sédentaire. 
Oublié le sentiment d'intrusion des boyboat Caraïbe

Oubliez tout !!!

Rien ne ressemble à ce bassin de navigation.
Des centaines d'îles ou d'îlots flottants sur les dégradés d'azur que les fonds coralliens s'amusent à colorier des crayons chauds du Roi Soleil. 
Le camaïeu outremer lézardé des filaments d'or célestes de l'aquarelle naturelle offerte à nos yeux ferait pâlir d'envie un chercheur de lapis-lazuli. 



Que dire de la communauté Kuna ?
Oubliez déjà tout ce que l'on entend sur ''radio ponton'' colporté par les grands navigateurs devant l'internet  😉
Oubliez vos montres, vos cartes, vos codes et la grisaille des jours d'hiver.
Ici tout n'est que sourire et boulimie du temps présent.
Une communauté, une culture, un art de vivre qui perdure depuis des siècles à contre-pied de la civilisation galopante matérialiste.
N'essayez pas de programmer à 10 jours une excursion ou une commande de langouste même au plus sérieux des indiens, demain n'existe pas.
Ici, on vit au jour le jour.
Filent les heures, les jours, les mois. Le temps s'est arrêté. Ti'Amaraa aussi. 
La définition de la plénitude du moment présent a certainement des racines étymologiques dans leur dialecte.

Nous avons aimé les Robinsonades sur les îles non habitées à la recherche de la coco parfaite pour le dessert du soir. 
Nous avons aimé musarder dans les îles habitées à distribuer quelques sucreries aux enfants aux yeux étincelants devant nos modestes présents. 
Nous avons aimé ces mouillages seuls au monde où sous l'eau requins, raies, poulpes, coraux et poissons assortis semblent s'être parés de leurs costumes les plus chatoyant pour nous accueillir dans leur monde. 

Nous aimons tellement que nous allons y retourner encore et encore avant de filer vers le Pacifique.


Pour nous faire pardonner notre silence depuis quelques semaines, voici un instant capturé quelque part sur notre belle planète.
Le point GPS ?? 
Oupsss, ça aussi on a oublié ⛵

La vidéo est  
Ou en suivant le lien :
https://vimeo.com/245012847


14 novembre 2017

Kuna Spirit

Montez le chauffage
Installez vous confortablement
On vous emmène en balade
La vidéo est
Ou en suivant le lien
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1121929754577471&id=348607988576322

2 octobre 2017

Vidéo

Nous avons trouvé le ❤️ des San Blas
Il est
Ou en suivant le lien :
https://vimeo.com/236480674

30 juillet 2017

Panamá secret

Lorsque vous vous  baladez le long de la côte Caraïbe du Panama, c'est la végétation luxuriante gorgée d'humidité qui vous accueille de prime abord par ses effluves chlorophyllées et terreuses. 

Nous sommes géographiquement dans un cas particulier de notre planète. Il n'y a en effet jamais eu de jonctions terrestres entre le Panama et la Colombie du fait de cette forêt tropicale hostile. C'est par ailleurs le seul tronçon manquant de la célèbre Panamerica :  la transaméricaine ou « autoroute panaméricaine » qui relie l'ensemble des Amériques.
Une surface du globe 100% Nature Originelle. 



Déjà à Linton Bay, nous sommes quasiment au bout de la route qui rejoint Colon. Autant dire qu'il ne faut pas rater les quelques bus qui poussent jusqu'ici sous peine de rester dormir à Colon ou Panamá City, car même certains taxis refusent de faire le déplacement si loin. Il faut s'organiser par exemple pour faire les avitos. Il est évident que l'on ne se déplace pas pour un paquet de pâtes. 



Si notre contre-temps ''foudre'', nous bloque à Linton Bay pour gérer le dossier avec l'assurance et les prestataires. Nous avons tout de même profité d'un week-end pour nous échapper le long de cette côte. 
C'est donc en mode old school avec notre Nestor définitivement dead et une électronique de nav bipolaire que nous avons levé l'ancre pour accompagner les copains de L'Eclectik 2 vers leur mouillage secret. 
Nos étraves pointent alors sur une grande anse truffée de récifs où la nature a octroyé un petit espace permettant à nos ancres de goûter les fonds. 

À terre, une grande et belle propriété, appelée ici finca, occupe des hectares. Composée champs cultivés , d'élevages d'animaux, de bungalows à louer, ce petit joyau appartient à un riche espagnol basé à Panamá City. Souvent absent, il a confié l'entretien à un couple de colombien et la gestion du personnel et de l'exploitation à une vétérinaire colombienne. 


James, notre chouchou de 5 mois 






La chance a voulu que lors d'un premier passage de Marie et Christophe (L'Eclectik 2), l'équipe ait été ravie d'accueillir à terre des navigateurs de passage, en l'absence du boss et de ses hôtes. 
Gentiment invités par ces derniers à les rejoindre, nous avons donc eu le plaisir de vivre un week-end hors de la civilisation à partager nos repas et discussions autour d'une table internationale. 
Un cata franco-venezuelien, un bateau autrichien, une équipe colombienne... Idéal pour jongler entre français, anglais et espagnol pour l'équipage de Ti'Amaraa autour d'une grillade de bœuf local à faire saliver un vegan. 

Miammmm 😉


Pour une fois, par respect pour la gentillesse et l'hospitalité de nos hôtes, nous ne communiquerons pas le point GPS. 
Pour nous faire pardonner, trois minutes avec nous là-bas, ça vous dit ? 
La vidéo est là 
Ou sur https://vimeo.com/227618032

23 juin 2017

Notre transcaraïbe

Contrôle Contrôle ici vol Ti'Amaraa 06/2017 en provenance de Grand Cayman demandons autorisation d'atterrissage. 
Bonjour Ti'Amaraa ici Contrôle, bienvenus au Panama. 



Panama, quoi !!! Nous y voilà. Le fameux, le célèbre Panama. Le dernier sas avant un nouvel océan et de nouveaux horizons. 
Nous venons de traverser la mer des Caraïbes du nord vers le sud. 
595 nm soit environ 1200 km en 5 nuits et 4 journées.
Ajoutés aux 540 nm pour rejoindre les Caymans du Belize, c'est donc sur plus de 1100 nm (environ 2200km) que Ti'Amaraa nous a conduit en toute sécurité et sérénité ce mois ci. 

À près de 300 km des côtes, nous avons retrouvé ce doux sentiment connu en transatlantique d'être à peine moins isolés que si notre catamaran avait été perdu dans l’espace. 

Oupssss mais pas si vite, on rembobine, on remonte le temps. 

Nous vous avions laissé sur les îles Caymans. Cette escale qui devait être purement ''pratique'' sur notre route de redescente, c'est avérée être une belle surprise.
La conjoncture des planètes tricolores a d'abord voulu que nous soyons 5 bateaux gaulois à tenter l'escale au même moment. Cinq équipages aux programmes différents, des copains de copains, les discussions fusent, les soirées s'enchaînent. Les liens se font pour se redefaire quasi instantanément. Mais ce n'est pas ce qui compte en mer. La convivialité et la sincérité des rencontres ne se sont pas encadrés par les principes sociaux et le facteur temps n'a pas de prise. Agriculteurs, employés, PDG, ingénieurs, artisans ... Nous sommes tous des voyageurs qui partageons cette même passion pour la découverte et la liberté au fil de l'eau. Cela suffit à effacer tous les codes.
À la revoyure les gaulois !!
Merci à l'équipage d'Aldebaran pour ces jolis clichés vus du ciel. 👍




Aussi à notre grand bonheur, nous y avons découvert des sites de plongées à accès libres et gratuits. Tous équipés de bouées pour laisser son annexe. Le gouvernement a mis en place le programme Dive365, un site différent tous les jours disponible. Respect !!!!
Nous nous sommes donc shootés aux bulles dans la multitude, la diversité et la beauté des spots de plongée. Nous aurions pu rester des semaines mais la saison des pluies est entamée. Nous ne souhaitons pas prendre de risque.
Pour vous, deux petits clips pour vous faire partager ce qui restera parmi nos plus belles plongées Caraïbes.


Liens vers les vidéos :
https://vimeo.com/221086548
https://vimeo.com/220723337

Nous n'avons toutefois pas perdu de vue le but premier à savoir garder un œil sur la météo (la saison cyclonique ayant officiellement commencé le 1er juin), se reposer un peu, refaire le stock des frigos et le plein de gasoil car notre navigation au près depuis le Belize à grignoter notre capital Gasoil. 
L'escale à St Georges Town répondra à toutes nos attentes. 
Afin de préserver les fonds, des bouées sont à disposition gratuitement (!) des plaisanciers sans option de durée ni aucune condition. Sans oublier le personnel du port qui vient régulièrement plonger sur le corps mort pour vérifier que vous êtes en sécurité. Si c'est pas du service 👍
De même, les formalités d'entrée et de sortie sont totalement gratuites et assurées par des agents tous aussi souriants que serviables. Dès votre arrivée via la vhf 16, ils vous orientent, vous expliquent la procédure, s'adaptent à votre cas. En l'occurrence lorsque nous sommes arrivés de nuit, un intervenant du Port security, nous a assisté sur le 16 nous donnant le point GPS d'une bouée disponible et s'assurant jusqu'à la fin de la manœuvre que nous soyons bien installés avant de nous souhaiter une bonne nuit et de nous donner rdv le lendemain par vhf vers 8h30 pour les formalités. Cela faisait des mois que l'on n'avait pas vu ça !! 
Merci aux capitaines de Aldebaran et de Dugong qui n'ont pas hésité à sauter dans leur annexe à 22h30 pour nous aider à attraper la bouée. Quel accueil ! 

Seul petit bémol, la houle traversière qui balaye certains jours ventés le mouillage. Nous y avons remédié en ficelant Ti'Amaraa latéralement sur la bouée. Nickel ! 



Le quai municipal à un saut d'annexe permet de laisser notre dinghy en sécurité le temps de faire les courses et jeter les poubelles dans le grand supermarché à moins de 5mn à pied. 
Tels les visiteurs d'une autre époque après des mois de supérettes nous nous retrouvons transportés dans une autre dimension, un autre temps...dans des rayons à l'européenne achalandés à profusion. On y retrouve tout... Bon à tous prix, il faut rester vigilants sinon le budget mensuel peut fondre en un caddie. Paradoxalement, certains articles sont abordables. Et en bons franchouillards, on a donc craqué sur du fromage, de la charcuterie et du chocolat !!! Ça fait du bien aux papilles et l'on ne s'est pas fait mal au porte monnaie en plus. 



À terre, nous réalisons que nous sommes bien sur un bout d'Angleterre avec les standards consuméristes américains. Les grandes enseignes de restauration rapides se disputent le front de mer avec les grands groupes hôteliers aux installations pharaoniques.
Sur les routes, on oublie les tuc-tuc du Rio Dulce ou les golfettes du Belize, on se fait une mise à jour des derniers modèles de cabriolets allemands, de gros 4x4 américains ou encore de pick up chromés survitaminés. 
Dans la catégorie démesure, pour suivre la météo cyclonique et attraper la première fenêtre vers le sud, nous avons investi dans une carte 4G locale (Digicel). De son plus beau sourire, le charmant vendeur nous a vendu, installé et configuré l'objet de notre désir. Il nous aura fallu toutefois lui faire répéter deux fois le prix et la capacité de notre forfait prépayé 7 jours. 
How much? 
6 $US - 100 Go
One hundred?!?... Cent gigas!!!
Mais on va faire une overdose de données, c'est qu'on n'a pas l'habitude mon pov' Môsieur 😂.
C'était une belle promo de 35$Cayman réduit à 5$Cayman. 
Ça se passe comme ça chez eux. Même sur les soldes il n'y a pas de demi mesure. 
Certainement pour satisfaire aussi leur clientèle touristique régulière. 



C'est ainsi qu'au matin du 12 juin lors de notre petit déjeuner/revue de presse/météo/mise à jour à donf de nos applis 😉, nous avons vu une jolie ouverture se dessiner sur notre route. Tant pis pour les plongées prévues sur le récif Nord, tant pis pour l'exploration du lagon, désolés les copains... On y go !!! 

Enfin presque, stop carburant. En duty free s'il vous plaît (un peu moins de 0.80€ le litre). Parfait pour notre complément. 
Bon effectivement, ce n'est pas dimensionné pour les plaisanciers 😨😜

Youhouuuuu on est là... C'est pour le plein 



Coffres, frigos, mirettes et cœurs remplis, nous nous sommes alignés sur la piste d'envol vers le sud. 
Les 2 premiers jours (et nuit !) , le vent et la houle de travers nous ont souhaité la bienvenue en testant nos équilibres et nos estomacs. 
OK ça passe. 
Notre patience a été aussi mise à rude épreuve pendant les 400 premiers miles par les 3 nds de courant contraire flinguant notre moyenne associée à des barrages de pluie et de vent faisant chuter notre vitesse à moins de 2 nds par moment. 
Pas grave. Ça va l'faire. 

C'est bien la pluie les zones violettes 😥

Soleil levant.. Nuages présents 

Pluie droit devant


Alors, on va tester vos émotions... 
Car cette route nous a ramené à longer le Honduras et le Nicaragua, nous avons doublé la distance nous séparant de la côte par rapport à l'aller. Ti'Amaraa file au large à plus de 150nm (300 km) de la côte dans 2m de creux, 25 nds de vent de travers donc de face pour qui viendrait de terre. Même si tous les indicateurs sont au vert, les cœurs sont serrés. Les souvenirs s'invitent avant de définitivement finir engloutis dans notre sillage sur ce bout de planète qui nous aura appris encore une fois la résilience. 

Miles après miles, le vent se calme, la fréquence des grains diminue, le courant nous abandonne, la mer des Caraïbes se transforme en lac pour la fin de la route. 



Il est 4 h du matin dernier quart dernier nuit. Le ciel rechigne à s’éclaircir peu importe. Les derniers nuages sans vent prennent soin de finir de rincer le pont tels des naïades sur leurs vaisseaux cotonneux déversant l'eau douce régénératrice sur notre vaillant catamaran.
Nous l'avons fait. Nous y sommes.
Les sentiments sont diffus. Soulagés d'abord d'être sortis de la zone de tous les risques, heureux surtout de notre capacité à avaler les miles, à effectuer ensemble les manœuvres, à vivre... À voyager sur notre Ti'Amaraa. 
Une nouvelle aventure Pacifique nous attend dans quelques mois, en attendant à nous les célèbres îles des San Blas et les mouillages de la côte Caraïbe du Panama. 

10 juin 2017

Les épaves de Grand Cayman

Une petite pause dans les articles de navigation avant de reprendre notre route vers Panama... Ou
On vous emmène 3mn sous l'eau avec nous


C'est
Ou en suivant le lien https://vimeo.com/221086548

8 juin 2017

Vidéo plongée Grand Cayman

Avant de vous expliquer comme se passe l'escale, voici trois minutes d'escapade sous l'eau pour vous mettre dans l'ambiance. 
À très vite pour la suite, 

La vidéo est  
Ou sur :
https://vimeo.com/220723337

22 mai 2017

Belize pratique

Vous êtes nombreux à apprécier ces fiches '' pratiques ''... Nous voilà donc obligés de continuer 😉

Avant toutes choses, nous tenons à préciser que nous sommes, volontairement, restés sur les îles. Cet article ne détaillera par conséquent pas le Belize continental. 



Formalités 
Elles peuvent se faire à plusieurs endroits suivant si on arrive par le nord ou le sud. Dans notre cas, en faisant route depuis le Guatemala, nous avons fait escale à Placencia, seule halte continentale de ce mois d'escales. 
Leurs bureaux sont réputés pour avoir l'habitude de gérer les plaisanciers, ce qui n'est, paraît il, pas le cas de Belize City. 
Une fois mouillé à Placencia, il faut descendre dans le village et prendre le ''watertaxi'' qui mène de l'autre côté de la mangrove à Big Creek/Mango Creek. 




Attention le bateau de 10h part en réalité dès qu'il est plein. Dans notre cas, nous sommes partis à moins 20. Arrivez assez tôt parce que le suivant est à 12h30 !!! 
Au débarquement côté Big Creek, des taxis ont l'habitude et nous prennent en charge : arrêt dans les différents bureaux, attente et retour au quai d'embarquement. Le tout pour 5$us par personne. Bon, nous avons fini le tour des popotes à 11h. Le bateau était déjà parti. Raté !! Faudra attendre celui de midi, Messieurs, Dames. 

Bureaux des Douanes et du Port Authority 

Pour avoir les papiers en règle, il faut, comme d'habitude, remplir les formulaires standards à l'immigration et aux Douanes. Il nous a coûté pour 1 mois de visa : 45 $US pour le premier et rien pour le second. Un troisième bureau est à visiter et c'est là que ça peut vite chiffrer. Il s'agit du Port Authority, une sorte de bureau responsable de votre permis de croisière. Les deux premiers jours sur le Belize sont les plus chers 25 $us chacun ensuite à partir du 3ème ce n'est plus que 2,50 $US par jour quelquesoit le nombre de personnes à bord. 
Il est important de savoir qu'il n'est pas nécessaire de tout régler à l'arrivée. Le calcul du solde se fait lors des formalités de sortie. Enfin en théorie, car suivant les bureaux de sortie, certains équipages n'ont jamais payé le solde... Donc pour le coup, nous n'avons pris que 5 jours soit 57.50 $US. 
Avec donc un peu plus de 100$US vous vous achetez le sésame pour un mois de Belize. 

Durant le séjour, à deux reprises, aux Sapodillas et à Tobacco cay, nous étions dans une réserve marine. Qui dit réserve, dit taxe de mouillage : 5 $US par personne et par jour ou une trentaine par personne par semaine. Il est clair que si l'on veut rester dans ces réserves protégées, le coût est non négligeable. 
En plus d'un mois d'escale, nous n'avons payé que 3 nuits. Dans certains cas, les rangers ne sont jamais venus nous faire payer. Dans les autres, nous savions que nous étions dans une réserve et vu les sites nous avons réglé de bon cœur comme à Tobacco Cay par exemple. 
Ensuite, nous nous sommes tout de même débrouillés pour éviter un maximum ces réserves.
Merci le Cruising guide (voir article précédent) 
Au moment de faire notre sortie, nous en étions donc à 130 $us pour un mois. 

Sur les conseils de Nath' et Nico du cata NiNa, passés il y a quelques mois, nous avons fait notre sortie à San Pedro sur l'île d'Ambergris cay. Après un gros quart d'heure avec un agent d'immigration fort peu aimable et 5 minutes avec une douanière charmante et souriante (ça compense), nous avons eu nos nouveaux tampons sur nos passeports et notre attestation de sortie pour le prochain port. Le tout pour 40 us$ côté Mr Chuidébordé et rien chez Miss Sourire. 
Personne ne nous a parlé du Port Authority, qui est d'ailleurs géographiquement dans un autre quartier de San Pedro... Exit le complément des jours. C'est toujours ça de gagné.  😉
Merci les amis pour le conseil.
Nous clôturons donc un mois de mouillages paradisiaques sur la deuxième barrière de corail du monde pour 200 $US. Rapproché aux tarifs des hébergements dans les sites que nous avons visité, cela reste très avantageux de visiter le Belize avec sa maison flottante. 

Argent
Au Belize, on parle en dollars...mais le leur vaut la moitié de celui de l'oncle Sam : 2$Bz = 1$US
Il faut bien se faire préciser lorsque l'on fait ses emplettes car c'est, par définition, du simple au double. 

Souvenirs de l'histoire sur les billets de ce pays autonome 


Nous avons trouvé un distributeur à Placencia et un autre sur Cay Caulker puis à San Pedro sur Ambergris.. De toute manière, et d'un il n'y a pas grand chose à dépenser dans les mouillages isolés et de deux le dollar US et les cartes de crédit sont pris partout au cas où... donc pas de stress si on est en rupture de ''Belize''. 
Certains ATM ne prennent pas de commissions sur les retraits comme Atlantic Bank. Quelques commerçants rajoutent aussi un supplément pour paiement par carte de quelques pourcents. 

Communication 
Côté internet, si quelques structures restos ou bars proposent du WiFi, le mieux reste encore une fois de s'équiper avec une sim 4G du seul opérateur local : BTL DigiCell. La sim vaut environ 7€ et la recharge d'un mois environ 18€ les 2.5 Go. Aux prix des boissons et autres repas, on est vite dans nos frais. 

Côté débit, il n'y a qu'aux abords de Belize City que nous avons eu du 4G. Dans les îles, ça passe... suffisamment pour nos besoins du bord (mails, météo, WhatsApp...) mais il ne faut pas s'attendre à skyper ou surfer. En même temps aux abords de ces îles incroyablement belles, on a mieux à faire. 

Mouillages
Comme nous en avons parlé dans le précédent article, il faut impérativement être muni du Cruising guide du Belize. Le coin est vraiment coquin. Il y a peu d'eau à certains endroits, des remontées assez subites à des moments où on ne les attend pas forcément. La navigation entre deux îles pourtant très proches n'emprunte pas forcément le chemin le plus court où alors à vos dépends. Mais le terrain de jeu est extra. Nous ne regrettons pas notre séjour à saute-corail d'îlots en îles. 
Nous avons adoré tous les mouillages tantôt sur les bouts de mangrove, tantôt devant des îles hôtels... Peu importe tout vaut le coup d'ancre. 
Nous avons beaucoup apprécié Cay Caulker. 




L'île ''go slow''. Un art de vivre à elle seule. On y trouve des supérettes, de l'activité, un mouillage calmissime, quelques touristes pieds nus...et des poubelles. Oui, un détail pour vous, mais après plusieurs semaines d'îles désertes et donc de stockage cela n'en est pas un. 







La dernière île au nord du Belize (avant le Mexique) vous la connaissez tous de nom... Ambergris cay, mais siiii la Isla Bonita de Madonna!!!
Vous voyez que vous la connaissez 😉
Le mouillage se fait entre la barrière et l'île  donc sur la côte au vent. Il est tranquille... le soir... En effet, la journée les bateaux d'excursions, de plongeurs, les water taxis, les ferry pour Belize City frôlent les moustaches de Ti'Amaraa et ça balance temps en temps.
Ceci dit l'escale faut le coup. L'eau est translucide. Nous avons même eu droit un matin à plusieurs aller-retour d'une splendide raie léopard entre nos jupes. Incroyable !! 



La ville de San Pedro est charmante et l'île surprenante. 
Pour découvrir ses beautés, il faut louer l'engin de prédilection du coin : la Golf car.
Il y a des dizaines de prestataires qui en proposent. Toujours grâce à la feuille de route des NiNa, nous avons eu des raccourcis bien appréciés : le meilleur prix de loc (45 us$ les 24h), les coins à explorer (Secret Beach...). Un grand merci les Amis. 
Nous avons passé une super journée à se faire masser les lombaires sur notre auto tamponneuse sur les petits chemins pas toujours bien carrossés. Ça c'est des bonnes vibes 😂😂





L'autre avantage est qu'il reste suffisamment de temps pour en profiter en mode break et faire l'avito du lourd (Conserves, eau douce de secours...). 



Le seul bug est que plus on avance vers le nord et plus on se rapproche des sites touristiques et du Dieu dollar. Les prix flambent !! Y compris pour des avitos de base, il faut être vigilants, certaines vulgaires tomates sont indexées sur le prix de l'or au moins. 
En fouillant, négociant, on s'en sort.
Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, à chacun de régler son curseur. 

Les activités 
Nous nous sommes fait plaisir en nous offrant pour l'anniversaire du Cap'tain une sortie 2 plongées par personne sur cette célèbre barrière de corail. Nous n'avons pas été déçus. Coraux, canyons, poissons, murène, requins... Splendide !
Une fois de plus, il faut se battre un peu côté tarifs. Nous avons tout vu suivant les clubs... Jusqu'à près de 80€ la plongée 😨😨😨
Trop peu pour nous !! 
Nous avons trouvé une petite structure excentrée qui nous a organisé notre matinée 2 plongées pour 40€ par plongée. Mieux !! 
Côté matos, encadrement et règles de sécurité, nous sommes loin des standards chers à notre Club de cœur (Coach, t'aurais aimé...).
C'est le jeu, c'est moins cher. Bref...

Oubliez les plongées en solo, les sites ne sont pas accessibles ou du moins pas identifiés. C'est ''chasse gardée'' des pros, leur gagne pain, cela se comprend d'autant plus que le tourisme est en berne cette année.
Quant aux fameux atolls et le non moins célèbre trou bleu, pour y buller c'est simple. C'est une sortie à la journée 3 plongées pour 250 $us par personne !!! Une paille... 
C'est officiel nous n'avons pas les moyens pour ce morceau de planète.

Sécurité 
Nous n'avons pas vu l'ombre d'un problème d'insécurité lors de nos escales (encore une fois sur les îles du Belize). Nous avons laissé le bateau sans crainte dans les mouillages le temps d'escapades à terre. De même, notre annexe est restée des heures seule à l'ancre pendant nos snorkelings sur la barrière de corail. À terre, chaque rencontre est cordiale. Nous sommes sortis le soir à San Pedro, ambiance cool assurée. Jamais nous n'avons été sollicités pour acheter une breloque, ''surveiller'' notre annexe ou autre. Le Belize c'est tout ce qu'on a aimé des Antilles sans les boyboat scotchés à vos jupes le guindeau à peine enclenché. 
Si vous aimez l'ambiance rasta reggae latino, alors, comme nous, vous vous plairez ici.

Les combustibles
Nous avons fait un appoint super et diesel à San Pedro. Compte tenu du peu de fond au dock, nous avons opté pour le bidonnage. 



Pour finir cette fiche pratique, comme d'hab' : La cambuse !! 
Quasi tous les supermarchés sont tenus par des familles asiatiques et on trouve à peu près la même chose partout. Au delà des prix, la sélection se fait sur la fraîcheur des produits et surtout la propreté du site. Il nous est arrivé de fuir rien qu'à l'odeur dégagée par certains frigos. La chaîne du froid semble être optionnelle chez quelques uns. 
À Placencia, on trouve à peu près tout ce que l'on veut à des prix plus ou moins corrects. 
À Cay Caulker et Ambergris, nous avons vu de tout et à tous prix. Il faut faire le tri. 
Vous ne mourrez pas de faim au Belize. Cependant, notre caisse de bord n'étant ni extensible ni adaptée au coût de la vie touristique locale, nous étions heureux d'avoir tout de même notre stock à bord sur certains produits. 

Voilà ce que l'on peut vous dire de cette escale. Nous avons vraiment adoré explorer le Belize à notre rythme et en respectant notre mode de vie et notre budget. Ces îles offrent le panel complet. Tout le monde peut trouver son bonheur à l'escale. 

Bien, et à présent, où va t'on ? 

Quelle sera la nationalité de notre prochaine piscine ? 

L'équipage s'est réuni. Léon a dit qu'il avait repris plaisir à se balader après les 3 mois d'arrêt de début d'année et qu' il avait envie de continuer.
On a validé, vu passé une fenêtre météo, fait nos comptes si l'on prolongeait l'escale Belize (nouveau visa), chamboulé totalement les plans (c'est fait pour ça 😉), prévenu notre tribu des mers et à terre. 
Ti'Amaraa va donc lever  l'ancre dans quelques jours vers... 

Vous verrez à la prochaine mise à jour. 

Pour vous ceux qui auraient raté la précédente publication, voilà une petite mélodie et quelques images de '' notre Belize'' :
La vidéo par
ou sur : https://vimeo.com/218347309

PS : Encore désolés les Tontons pour le rdv retardé. On se retrouve vite là bas. On prépare la braise pour le barbeuc de retrouvailles. 👍