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20 mai 2018

Quelques heures sur le Pacifique

''Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour''
Genèse



Les pélicans plongent à l'attaque des poissons malchanceux. Les dauphins croisent notre route plus intéressés par leur menu de petit déjeuner que par nos étraves.
Nous sommes partis.
Nous sommes partis pour la plus longue des routes.
4000 nm près de 8000 km de désert bleu.




Les premiers jours se calent. Et nous aussi.
Le soleil nous accompagne pour ces premières journées. Tous les soirs, il flotte au dessus de l'horizon tel un spot aveuglant transformant le monde en un théâtre d'ombres.
Il prend tout son temps pour se coucher dans la paix dorée de nos premières soirées Pacific. Le tempo est donné .



L'océan est bleu cobalt. Le bon vent n'est pas au rdv mais c'est assez normal pour la zone. Nous avons prévu d'avoir un appoint moteur si nécessaire pour ces centaines de miles avant l'alizé. Il est le bienvenu par 0,1 nds de vent.

Nous croisons les derniers cargos chargés de murs de containers comme des briques d'acier multicolores. Ils filent vers la civilisation dont nous nous éloignons.
La sérénité règne à bord. On connaît notre bateau. On connaît notre équipage. Nous sommes en flottille de 4 bateaux. Bien loin de la philosophie du combat de coques, nous avons ouvert un nouveau chapitre de nos aventures communes sur l'eau. Nous sommes tous en confiance. On adore cette team.

Notre traversée sera en 3 actes.
- L'équateur entre excitation et interrogations
- Les chemins de travers au galop
- La dernière ligne pas droite

L'équateur entre excitation et interrogations

Canopus et Sirius, les 2 étoiles les plus brillantes du ciel à des années lumière à la ronde braquent leur projo sur nous. Désolés, on n'a pas trouvé moins étincelant :-) Le soleil dormait encore.
Nous sommes le vendredi 13 avril, il est 9h50 utc soit 4h du mat' en heure du bord. Ti'Amaraa franchit la ligne !! Équateur !!! Cette frontière virtuelle, limite entre les hémisphères nord et sud !!!
Nous décomptons ensemble les dernières secondes de latitude comme celles du temps chaque Saint Sylvestre.
5, 4, 3, 2, 1
00°00'000.
Tel le cri des commentateurs sportifs, sur Ti'Amaraa deux voix fendent la nuit ssssuuuuuuud !!!



Bon, on ne perd pas de vue qu'il n'est que 4h du mat, que l'on sort d'une nouvelle de nuit de veille et que l'on approche de l'archipel des Galápagos et de sa vie nautique active,  la cérémonie traditionnelle a donc été reportée de quelques heures. Nous avons envoyé un bristol par poisson volant à l'invité VIP.
 À l'heure prévue sous un soleil de plomb, le Roi des mers était à bord pour présider la cérémonie du « passage de la ligne » afin de nous délivrer l’autorisation de croiser l’Equateur, et de naviguer d’un hémisphère à l’autre avec bon vent et belle mer.
Bien sûr pour obtenir notre certificat, même dans les rites païens nautiques, il est question d'offrande pour le Roi. Nous lui avions préparé un breuvage qu'il ne pouvait qu'accepter. Il a adoré ;-)

Merci Les Marie Galante pour le cadeau 👍


L'équipage a préféré les bulles 🥂

Peut-être parce qu'il n'a pas reçu d'invitation, Éole quant à lui n'est pas d'humeur festive. Peu importe, nous avons prévu du gasoil et on s'oppose à la pétole grâce au ronron de notre moteur.
On sait que jusqu'aux Galápagos ce sera notre chemin de croix. Nous y sommes préparés.
Nous étions moins aux centaines de miles après ces îles sans vent, ciel plombé et courants contraires. Notre stock de gasoil diminue. Tant mieux on s'allège et on avance.
Oui mais ça va durer longtemps la plaisanterie ?
Et oh l'alizé, t'es où ?
Les prévisions ne nous donnent pas de vent avant 4°S.... On comprend mieux la définition du poteau noir. Faudrait pas que ça dure sinon on va finir par en broyer.

Les chemins de travers au galop:
On ne boude pas notre plaisir lorsque l'anemomètre sort de sa léthargie et nous propose des 15/20 noeuds voire près de 40 certains jours.
Cap sur les Îles Gambier.
Les jours et nuit de pur plaisir à la voile se succèdent. On emmagasine près de 180 nm par 24h. Nous vivons en osmose avec les éléments et notre bateau dans une explosion de sensations et de couleurs. Le temps donne l'impression de s'egrener plus vite comme si nous ne naviguions pas à travers les fuseaux horaires mais dans un fuseau parallèle, dans notre Ti'Amaraa-capsule au sein d'une nature purifiée, éternelle dans laquelle le ciel et la mer n'ont pas de frontières.
Les nuits, le large disque lunaire illumine les fragments de nuages filant dans le ciel. Le rythme des quarts est bien calé. Nous n'accumulons pas de fatigue. Vent et courants font voguer Ti'Amaraa à bonne allure vers les aubes naissantes.

 Certains jours les conditions sont assez musclées. Ça secoue à bord. Même par plus de 30 noeuds, de jour comme de nuit, les manœuvres de voile s'enchaînent sans accroc. Contents d'avoir ces milliers de miles dans les pattes à bord, et un bateau préparé et éprouvé.
Au 14ème jour, nous sommes à mi parcours. À ce rythme, nous arriverons largement en moins de 30 jours. L'ordinateur de bord nous n'en prévoit plus que 7.

La dernière ligne pas droite:
Et tout à coup, plus rien. Fin de transmission. Éole s'est endormi si vite qu'il n'a même pas achevé son job, ni prévenu de sa date de retour.
Nous sommes encore à 1000 nm (1800 km) de notre but et les prévisions météo sont inquiétantes.
Panne d'alizé pour des centaines de miles suite à une dépression dans le grand sud.
Ti'Amaraa est comme posé sur un océan d'encre. C'est beau mais c'est mou... Un grand calme de ceux qui amusent avant de desabuser.
Et ce qu'on ne sait pas encore, c'est que ça va durer.
La journée, on s'évertue comme on peut pour essayer d'avancer avec les 2nds de brise marine. Le Parasailor, ce lâche, se dégonfle. Comment lui en vouloir ?
Les 2 voiles d'avant en ciseaux '' tangonnées maison '' offrent un peu de rendement.



On essaye même des configurations de voiles plutôt originales. Grande voile, Parasailor et Génois. Contre toute attente, à 150° du vent, les performances ne sont pas si mal. On est à la limite du flash pour excès de vitesse.



Les premières nuits, on pousse au moteur pour essayer d'avancer un peu. Rapidement, il faut se résoudre à changer de rythme. Nous avons un voilier pas un super tanker. Nous préférons économiser notre gasoil restant pour l'entrée dans le lagon des Gambier, mais aussi par sécurité... On ne sait jamais...
Petit à petit, on accepte les journées à 70 nm mais le moral en prend un coup. Ce que nous devions avalé en moins de 6 jours va nous en prendre beaucoup plus...
Bien sûr, nous ne sommes pas pressés.
Bien sûr, il n'y a rien de grave.
Mais sérieux Eole, c'est pas cool du tout.

Cerise sur le gâteau ''à mer''. Profitant d'une belle journée de calme, on décide de faire un vol de drone pour immortaliser le moment. Quitte à lambiner depuis 2 jours autant en profiter pour s'amuser.
Il y a 3/4 nds d'air depuis 48h. Grande voile et code zéro s'automotivent pour rester gonflées.
- Drony, à toi de jouer.
-Euh... On a dit Drony pas Eoooole !!!
Alors que notre petit engin est en altitude, le vent se lève d'un coup sans prévenir sans le moindre signe avant coureur.
Le scénario catastrophe se profile. Drony s'éloigne vitesse grand V tandis que Ti'Amaraa en profite pour accélérer, trop content de cet air travers inespéré.
S'en est trop pour notre télécommande.
Impossible de le faire revenir.
On perd le signal...
Aux dernières nouvelles, Drony à été embauché par l'équipe de Cousteau et filme les abysses.
Y a des jours comme ça.
Une fois de plus...pas grave... Que du matériel...
Mais ça fait ch....
Non mais, elle est où le caméra cachée ? Des jours et des nuits qu'on se traîne. Les fichiers météo qui confirment et là, juste maintenant du vent.... Grrrr
Le pire : encore un simulacre de vent car 30 minutes plus tard nous sommes à nouveau à 1 noeud.
Bref, on préfère en rire.
Merci à notre super team à terre d'avoir gérer Drony 2 et à nos prochains guests pour la livraison à Papeete 👍.

De grains en grains, de pétole en bords au près, on finit tout de même par voir se dessiner la silhouette des Gambiers à l'horizon.  Nous aurons mis 10 jours là où il n'en faut que 5 à 6 pour des conditions normales d'alizé. Pas de bol. C'est ainsi. Une sacrée école pour nos nerfs et d'entraînement aux manœuvres en tous genres.

Comble du bonheur, nous arrivons à l'entrée de la la passe en même temps qu'AquaVitae, un des copains de la flottille.
Plus de 700 heures de mer et nous sommes à la passe à 5 mn d'écart en ayant pris des routes totalement différentes. Même si on avait voulu le faire, on n'y serait jamais arrivés.
C'est énorme.
Les copains de Mars partis 3 semaines avant nous, nous attendent au mouillage de Mangareva. À 15 nm de notre arrivée, AquaVitae, Mars et Ti'Amaraa sont en contact VHF.
Excellent !!!!
Oubliés les souvenirs moins joyeux, Rikitea nous y voilà!!!
Bien sûr le farceur du mois n'en a pas fini avec nous. C'est avec un vent dans le pif de plus de 25 noeuds que nous nous frayons un chemin dans la passe ouest très houleuse jusqu'au mouillage. Merci les moteurs (contents d'avoir serré les dents dans la pétole et d'avoir économiser du gasoil)
Décidément, nous aurons été servis.
Peu importe, l'accueil chaleureux des copains sur place finit d'effacer définitivement les derniers stigmates de fatigue.
Merci les Coyote pour le reportage photo et le cadeau de bienvenue (miammm)
Merci les Mars pour ce déjeuner organisé et toutes les informations transmises.
La chaleur de l'amitié nautique vaut tous les miles et tous les vents.




Quand on quitte le long fleuve tranquille de l'existence, on découvre des voies parallèles, certes plus difficiles à naviguer mais plus intéressantes plus riches que celles du flot commun qu'on emprunte par facilité.

Les îles Gambier s'annoncent comme des pépites à découvrir... Avant tout, elles se gagnent. Ti'Amaraa l'a fait sans casse ni avarie. Cette traversée restera gravée en lettres d'or au panthéon de nos souvenirs.

'oa'oa (Heureux!!)

Les chiffres de notre transpac:
751 heures de navigation
3943 nm depuis les Perlas
3996 nm depuis Panamá city
Vent max 39.7 nds
Vitesse max 15. 4 nds
Poissons péchés 1 dorade coryphene 1.10m
Rapala perdu 1
Baleine 1
Raies et dauphins ++
Niveaux Bubble shooter : 670
Niveaux Jewels : 680
Nombre de romans lus : 15
Champagne : 1 bouteille
Vin : 1 bouteille
Bière : 2 par joli coucher de soleil
Heures de sommeil à l'arrivée: 14
Temps restant avant mise en ligne de la vidéo et plus de photos  : inconnu (compte tenu des possibilités internet locales)




23 juin 2017

Notre transcaraïbe

Contrôle Contrôle ici vol Ti'Amaraa 06/2017 en provenance de Grand Cayman demandons autorisation d'atterrissage. 
Bonjour Ti'Amaraa ici Contrôle, bienvenus au Panama. 



Panama, quoi !!! Nous y voilà. Le fameux, le célèbre Panama. Le dernier sas avant un nouvel océan et de nouveaux horizons. 
Nous venons de traverser la mer des Caraïbes du nord vers le sud. 
595 nm soit environ 1200 km en 5 nuits et 4 journées.
Ajoutés aux 540 nm pour rejoindre les Caymans du Belize, c'est donc sur plus de 1100 nm (environ 2200km) que Ti'Amaraa nous a conduit en toute sécurité et sérénité ce mois ci. 

À près de 300 km des côtes, nous avons retrouvé ce doux sentiment connu en transatlantique d'être à peine moins isolés que si notre catamaran avait été perdu dans l’espace. 

Oupssss mais pas si vite, on rembobine, on remonte le temps. 

Nous vous avions laissé sur les îles Caymans. Cette escale qui devait être purement ''pratique'' sur notre route de redescente, c'est avérée être une belle surprise.
La conjoncture des planètes tricolores a d'abord voulu que nous soyons 5 bateaux gaulois à tenter l'escale au même moment. Cinq équipages aux programmes différents, des copains de copains, les discussions fusent, les soirées s'enchaînent. Les liens se font pour se redefaire quasi instantanément. Mais ce n'est pas ce qui compte en mer. La convivialité et la sincérité des rencontres ne se sont pas encadrés par les principes sociaux et le facteur temps n'a pas de prise. Agriculteurs, employés, PDG, ingénieurs, artisans ... Nous sommes tous des voyageurs qui partageons cette même passion pour la découverte et la liberté au fil de l'eau. Cela suffit à effacer tous les codes.
À la revoyure les gaulois !!
Merci à l'équipage d'Aldebaran pour ces jolis clichés vus du ciel. 👍




Aussi à notre grand bonheur, nous y avons découvert des sites de plongées à accès libres et gratuits. Tous équipés de bouées pour laisser son annexe. Le gouvernement a mis en place le programme Dive365, un site différent tous les jours disponible. Respect !!!!
Nous nous sommes donc shootés aux bulles dans la multitude, la diversité et la beauté des spots de plongée. Nous aurions pu rester des semaines mais la saison des pluies est entamée. Nous ne souhaitons pas prendre de risque.
Pour vous, deux petits clips pour vous faire partager ce qui restera parmi nos plus belles plongées Caraïbes.


Liens vers les vidéos :
https://vimeo.com/221086548
https://vimeo.com/220723337

Nous n'avons toutefois pas perdu de vue le but premier à savoir garder un œil sur la météo (la saison cyclonique ayant officiellement commencé le 1er juin), se reposer un peu, refaire le stock des frigos et le plein de gasoil car notre navigation au près depuis le Belize à grignoter notre capital Gasoil. 
L'escale à St Georges Town répondra à toutes nos attentes. 
Afin de préserver les fonds, des bouées sont à disposition gratuitement (!) des plaisanciers sans option de durée ni aucune condition. Sans oublier le personnel du port qui vient régulièrement plonger sur le corps mort pour vérifier que vous êtes en sécurité. Si c'est pas du service 👍
De même, les formalités d'entrée et de sortie sont totalement gratuites et assurées par des agents tous aussi souriants que serviables. Dès votre arrivée via la vhf 16, ils vous orientent, vous expliquent la procédure, s'adaptent à votre cas. En l'occurrence lorsque nous sommes arrivés de nuit, un intervenant du Port security, nous a assisté sur le 16 nous donnant le point GPS d'une bouée disponible et s'assurant jusqu'à la fin de la manœuvre que nous soyons bien installés avant de nous souhaiter une bonne nuit et de nous donner rdv le lendemain par vhf vers 8h30 pour les formalités. Cela faisait des mois que l'on n'avait pas vu ça !! 
Merci aux capitaines de Aldebaran et de Dugong qui n'ont pas hésité à sauter dans leur annexe à 22h30 pour nous aider à attraper la bouée. Quel accueil ! 

Seul petit bémol, la houle traversière qui balaye certains jours ventés le mouillage. Nous y avons remédié en ficelant Ti'Amaraa latéralement sur la bouée. Nickel ! 



Le quai municipal à un saut d'annexe permet de laisser notre dinghy en sécurité le temps de faire les courses et jeter les poubelles dans le grand supermarché à moins de 5mn à pied. 
Tels les visiteurs d'une autre époque après des mois de supérettes nous nous retrouvons transportés dans une autre dimension, un autre temps...dans des rayons à l'européenne achalandés à profusion. On y retrouve tout... Bon à tous prix, il faut rester vigilants sinon le budget mensuel peut fondre en un caddie. Paradoxalement, certains articles sont abordables. Et en bons franchouillards, on a donc craqué sur du fromage, de la charcuterie et du chocolat !!! Ça fait du bien aux papilles et l'on ne s'est pas fait mal au porte monnaie en plus. 



À terre, nous réalisons que nous sommes bien sur un bout d'Angleterre avec les standards consuméristes américains. Les grandes enseignes de restauration rapides se disputent le front de mer avec les grands groupes hôteliers aux installations pharaoniques.
Sur les routes, on oublie les tuc-tuc du Rio Dulce ou les golfettes du Belize, on se fait une mise à jour des derniers modèles de cabriolets allemands, de gros 4x4 américains ou encore de pick up chromés survitaminés. 
Dans la catégorie démesure, pour suivre la météo cyclonique et attraper la première fenêtre vers le sud, nous avons investi dans une carte 4G locale (Digicel). De son plus beau sourire, le charmant vendeur nous a vendu, installé et configuré l'objet de notre désir. Il nous aura fallu toutefois lui faire répéter deux fois le prix et la capacité de notre forfait prépayé 7 jours. 
How much? 
6 $US - 100 Go
One hundred?!?... Cent gigas!!!
Mais on va faire une overdose de données, c'est qu'on n'a pas l'habitude mon pov' Môsieur 😂.
C'était une belle promo de 35$Cayman réduit à 5$Cayman. 
Ça se passe comme ça chez eux. Même sur les soldes il n'y a pas de demi mesure. 
Certainement pour satisfaire aussi leur clientèle touristique régulière. 



C'est ainsi qu'au matin du 12 juin lors de notre petit déjeuner/revue de presse/météo/mise à jour à donf de nos applis 😉, nous avons vu une jolie ouverture se dessiner sur notre route. Tant pis pour les plongées prévues sur le récif Nord, tant pis pour l'exploration du lagon, désolés les copains... On y go !!! 

Enfin presque, stop carburant. En duty free s'il vous plaît (un peu moins de 0.80€ le litre). Parfait pour notre complément. 
Bon effectivement, ce n'est pas dimensionné pour les plaisanciers 😨😜

Youhouuuuu on est là... C'est pour le plein 



Coffres, frigos, mirettes et cœurs remplis, nous nous sommes alignés sur la piste d'envol vers le sud. 
Les 2 premiers jours (et nuit !) , le vent et la houle de travers nous ont souhaité la bienvenue en testant nos équilibres et nos estomacs. 
OK ça passe. 
Notre patience a été aussi mise à rude épreuve pendant les 400 premiers miles par les 3 nds de courant contraire flinguant notre moyenne associée à des barrages de pluie et de vent faisant chuter notre vitesse à moins de 2 nds par moment. 
Pas grave. Ça va l'faire. 

C'est bien la pluie les zones violettes 😥

Soleil levant.. Nuages présents 

Pluie droit devant


Alors, on va tester vos émotions... 
Car cette route nous a ramené à longer le Honduras et le Nicaragua, nous avons doublé la distance nous séparant de la côte par rapport à l'aller. Ti'Amaraa file au large à plus de 150nm (300 km) de la côte dans 2m de creux, 25 nds de vent de travers donc de face pour qui viendrait de terre. Même si tous les indicateurs sont au vert, les cœurs sont serrés. Les souvenirs s'invitent avant de définitivement finir engloutis dans notre sillage sur ce bout de planète qui nous aura appris encore une fois la résilience. 

Miles après miles, le vent se calme, la fréquence des grains diminue, le courant nous abandonne, la mer des Caraïbes se transforme en lac pour la fin de la route. 



Il est 4 h du matin dernier quart dernier nuit. Le ciel rechigne à s’éclaircir peu importe. Les derniers nuages sans vent prennent soin de finir de rincer le pont tels des naïades sur leurs vaisseaux cotonneux déversant l'eau douce régénératrice sur notre vaillant catamaran.
Nous l'avons fait. Nous y sommes.
Les sentiments sont diffus. Soulagés d'abord d'être sortis de la zone de tous les risques, heureux surtout de notre capacité à avaler les miles, à effectuer ensemble les manœuvres, à vivre... À voyager sur notre Ti'Amaraa. 
Une nouvelle aventure Pacifique nous attend dans quelques mois, en attendant à nous les célèbres îles des San Blas et les mouillages de la côte Caraïbe du Panama. 

22 mai 2017

Belize pratique

Vous êtes nombreux à apprécier ces fiches '' pratiques ''... Nous voilà donc obligés de continuer 😉

Avant toutes choses, nous tenons à préciser que nous sommes, volontairement, restés sur les îles. Cet article ne détaillera par conséquent pas le Belize continental. 



Formalités 
Elles peuvent se faire à plusieurs endroits suivant si on arrive par le nord ou le sud. Dans notre cas, en faisant route depuis le Guatemala, nous avons fait escale à Placencia, seule halte continentale de ce mois d'escales. 
Leurs bureaux sont réputés pour avoir l'habitude de gérer les plaisanciers, ce qui n'est, paraît il, pas le cas de Belize City. 
Une fois mouillé à Placencia, il faut descendre dans le village et prendre le ''watertaxi'' qui mène de l'autre côté de la mangrove à Big Creek/Mango Creek. 




Attention le bateau de 10h part en réalité dès qu'il est plein. Dans notre cas, nous sommes partis à moins 20. Arrivez assez tôt parce que le suivant est à 12h30 !!! 
Au débarquement côté Big Creek, des taxis ont l'habitude et nous prennent en charge : arrêt dans les différents bureaux, attente et retour au quai d'embarquement. Le tout pour 5$us par personne. Bon, nous avons fini le tour des popotes à 11h. Le bateau était déjà parti. Raté !! Faudra attendre celui de midi, Messieurs, Dames. 

Bureaux des Douanes et du Port Authority 

Pour avoir les papiers en règle, il faut, comme d'habitude, remplir les formulaires standards à l'immigration et aux Douanes. Il nous a coûté pour 1 mois de visa : 45 $US pour le premier et rien pour le second. Un troisième bureau est à visiter et c'est là que ça peut vite chiffrer. Il s'agit du Port Authority, une sorte de bureau responsable de votre permis de croisière. Les deux premiers jours sur le Belize sont les plus chers 25 $us chacun ensuite à partir du 3ème ce n'est plus que 2,50 $US par jour quelquesoit le nombre de personnes à bord. 
Il est important de savoir qu'il n'est pas nécessaire de tout régler à l'arrivée. Le calcul du solde se fait lors des formalités de sortie. Enfin en théorie, car suivant les bureaux de sortie, certains équipages n'ont jamais payé le solde... Donc pour le coup, nous n'avons pris que 5 jours soit 57.50 $US. 
Avec donc un peu plus de 100$US vous vous achetez le sésame pour un mois de Belize. 

Durant le séjour, à deux reprises, aux Sapodillas et à Tobacco cay, nous étions dans une réserve marine. Qui dit réserve, dit taxe de mouillage : 5 $US par personne et par jour ou une trentaine par personne par semaine. Il est clair que si l'on veut rester dans ces réserves protégées, le coût est non négligeable. 
En plus d'un mois d'escale, nous n'avons payé que 3 nuits. Dans certains cas, les rangers ne sont jamais venus nous faire payer. Dans les autres, nous savions que nous étions dans une réserve et vu les sites nous avons réglé de bon cœur comme à Tobacco Cay par exemple. 
Ensuite, nous nous sommes tout de même débrouillés pour éviter un maximum ces réserves.
Merci le Cruising guide (voir article précédent) 
Au moment de faire notre sortie, nous en étions donc à 130 $us pour un mois. 

Sur les conseils de Nath' et Nico du cata NiNa, passés il y a quelques mois, nous avons fait notre sortie à San Pedro sur l'île d'Ambergris cay. Après un gros quart d'heure avec un agent d'immigration fort peu aimable et 5 minutes avec une douanière charmante et souriante (ça compense), nous avons eu nos nouveaux tampons sur nos passeports et notre attestation de sortie pour le prochain port. Le tout pour 40 us$ côté Mr Chuidébordé et rien chez Miss Sourire. 
Personne ne nous a parlé du Port Authority, qui est d'ailleurs géographiquement dans un autre quartier de San Pedro... Exit le complément des jours. C'est toujours ça de gagné.  😉
Merci les amis pour le conseil.
Nous clôturons donc un mois de mouillages paradisiaques sur la deuxième barrière de corail du monde pour 200 $US. Rapproché aux tarifs des hébergements dans les sites que nous avons visité, cela reste très avantageux de visiter le Belize avec sa maison flottante. 

Argent
Au Belize, on parle en dollars...mais le leur vaut la moitié de celui de l'oncle Sam : 2$Bz = 1$US
Il faut bien se faire préciser lorsque l'on fait ses emplettes car c'est, par définition, du simple au double. 

Souvenirs de l'histoire sur les billets de ce pays autonome 


Nous avons trouvé un distributeur à Placencia et un autre sur Cay Caulker puis à San Pedro sur Ambergris.. De toute manière, et d'un il n'y a pas grand chose à dépenser dans les mouillages isolés et de deux le dollar US et les cartes de crédit sont pris partout au cas où... donc pas de stress si on est en rupture de ''Belize''. 
Certains ATM ne prennent pas de commissions sur les retraits comme Atlantic Bank. Quelques commerçants rajoutent aussi un supplément pour paiement par carte de quelques pourcents. 

Communication 
Côté internet, si quelques structures restos ou bars proposent du WiFi, le mieux reste encore une fois de s'équiper avec une sim 4G du seul opérateur local : BTL DigiCell. La sim vaut environ 7€ et la recharge d'un mois environ 18€ les 2.5 Go. Aux prix des boissons et autres repas, on est vite dans nos frais. 

Côté débit, il n'y a qu'aux abords de Belize City que nous avons eu du 4G. Dans les îles, ça passe... suffisamment pour nos besoins du bord (mails, météo, WhatsApp...) mais il ne faut pas s'attendre à skyper ou surfer. En même temps aux abords de ces îles incroyablement belles, on a mieux à faire. 

Mouillages
Comme nous en avons parlé dans le précédent article, il faut impérativement être muni du Cruising guide du Belize. Le coin est vraiment coquin. Il y a peu d'eau à certains endroits, des remontées assez subites à des moments où on ne les attend pas forcément. La navigation entre deux îles pourtant très proches n'emprunte pas forcément le chemin le plus court où alors à vos dépends. Mais le terrain de jeu est extra. Nous ne regrettons pas notre séjour à saute-corail d'îlots en îles. 
Nous avons adoré tous les mouillages tantôt sur les bouts de mangrove, tantôt devant des îles hôtels... Peu importe tout vaut le coup d'ancre. 
Nous avons beaucoup apprécié Cay Caulker. 




L'île ''go slow''. Un art de vivre à elle seule. On y trouve des supérettes, de l'activité, un mouillage calmissime, quelques touristes pieds nus...et des poubelles. Oui, un détail pour vous, mais après plusieurs semaines d'îles désertes et donc de stockage cela n'en est pas un. 







La dernière île au nord du Belize (avant le Mexique) vous la connaissez tous de nom... Ambergris cay, mais siiii la Isla Bonita de Madonna!!!
Vous voyez que vous la connaissez 😉
Le mouillage se fait entre la barrière et l'île  donc sur la côte au vent. Il est tranquille... le soir... En effet, la journée les bateaux d'excursions, de plongeurs, les water taxis, les ferry pour Belize City frôlent les moustaches de Ti'Amaraa et ça balance temps en temps.
Ceci dit l'escale faut le coup. L'eau est translucide. Nous avons même eu droit un matin à plusieurs aller-retour d'une splendide raie léopard entre nos jupes. Incroyable !! 



La ville de San Pedro est charmante et l'île surprenante. 
Pour découvrir ses beautés, il faut louer l'engin de prédilection du coin : la Golf car.
Il y a des dizaines de prestataires qui en proposent. Toujours grâce à la feuille de route des NiNa, nous avons eu des raccourcis bien appréciés : le meilleur prix de loc (45 us$ les 24h), les coins à explorer (Secret Beach...). Un grand merci les Amis. 
Nous avons passé une super journée à se faire masser les lombaires sur notre auto tamponneuse sur les petits chemins pas toujours bien carrossés. Ça c'est des bonnes vibes 😂😂





L'autre avantage est qu'il reste suffisamment de temps pour en profiter en mode break et faire l'avito du lourd (Conserves, eau douce de secours...). 



Le seul bug est que plus on avance vers le nord et plus on se rapproche des sites touristiques et du Dieu dollar. Les prix flambent !! Y compris pour des avitos de base, il faut être vigilants, certaines vulgaires tomates sont indexées sur le prix de l'or au moins. 
En fouillant, négociant, on s'en sort.
Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, à chacun de régler son curseur. 

Les activités 
Nous nous sommes fait plaisir en nous offrant pour l'anniversaire du Cap'tain une sortie 2 plongées par personne sur cette célèbre barrière de corail. Nous n'avons pas été déçus. Coraux, canyons, poissons, murène, requins... Splendide !
Une fois de plus, il faut se battre un peu côté tarifs. Nous avons tout vu suivant les clubs... Jusqu'à près de 80€ la plongée 😨😨😨
Trop peu pour nous !! 
Nous avons trouvé une petite structure excentrée qui nous a organisé notre matinée 2 plongées pour 40€ par plongée. Mieux !! 
Côté matos, encadrement et règles de sécurité, nous sommes loin des standards chers à notre Club de cœur (Coach, t'aurais aimé...).
C'est le jeu, c'est moins cher. Bref...

Oubliez les plongées en solo, les sites ne sont pas accessibles ou du moins pas identifiés. C'est ''chasse gardée'' des pros, leur gagne pain, cela se comprend d'autant plus que le tourisme est en berne cette année.
Quant aux fameux atolls et le non moins célèbre trou bleu, pour y buller c'est simple. C'est une sortie à la journée 3 plongées pour 250 $us par personne !!! Une paille... 
C'est officiel nous n'avons pas les moyens pour ce morceau de planète.

Sécurité 
Nous n'avons pas vu l'ombre d'un problème d'insécurité lors de nos escales (encore une fois sur les îles du Belize). Nous avons laissé le bateau sans crainte dans les mouillages le temps d'escapades à terre. De même, notre annexe est restée des heures seule à l'ancre pendant nos snorkelings sur la barrière de corail. À terre, chaque rencontre est cordiale. Nous sommes sortis le soir à San Pedro, ambiance cool assurée. Jamais nous n'avons été sollicités pour acheter une breloque, ''surveiller'' notre annexe ou autre. Le Belize c'est tout ce qu'on a aimé des Antilles sans les boyboat scotchés à vos jupes le guindeau à peine enclenché. 
Si vous aimez l'ambiance rasta reggae latino, alors, comme nous, vous vous plairez ici.

Les combustibles
Nous avons fait un appoint super et diesel à San Pedro. Compte tenu du peu de fond au dock, nous avons opté pour le bidonnage. 



Pour finir cette fiche pratique, comme d'hab' : La cambuse !! 
Quasi tous les supermarchés sont tenus par des familles asiatiques et on trouve à peu près la même chose partout. Au delà des prix, la sélection se fait sur la fraîcheur des produits et surtout la propreté du site. Il nous est arrivé de fuir rien qu'à l'odeur dégagée par certains frigos. La chaîne du froid semble être optionnelle chez quelques uns. 
À Placencia, on trouve à peu près tout ce que l'on veut à des prix plus ou moins corrects. 
À Cay Caulker et Ambergris, nous avons vu de tout et à tous prix. Il faut faire le tri. 
Vous ne mourrez pas de faim au Belize. Cependant, notre caisse de bord n'étant ni extensible ni adaptée au coût de la vie touristique locale, nous étions heureux d'avoir tout de même notre stock à bord sur certains produits. 

Voilà ce que l'on peut vous dire de cette escale. Nous avons vraiment adoré explorer le Belize à notre rythme et en respectant notre mode de vie et notre budget. Ces îles offrent le panel complet. Tout le monde peut trouver son bonheur à l'escale. 

Bien, et à présent, où va t'on ? 

Quelle sera la nationalité de notre prochaine piscine ? 

L'équipage s'est réuni. Léon a dit qu'il avait repris plaisir à se balader après les 3 mois d'arrêt de début d'année et qu' il avait envie de continuer.
On a validé, vu passé une fenêtre météo, fait nos comptes si l'on prolongeait l'escale Belize (nouveau visa), chamboulé totalement les plans (c'est fait pour ça 😉), prévenu notre tribu des mers et à terre. 
Ti'Amaraa va donc lever  l'ancre dans quelques jours vers... 

Vous verrez à la prochaine mise à jour. 

Pour vous ceux qui auraient raté la précédente publication, voilà une petite mélodie et quelques images de '' notre Belize'' :
La vidéo par
ou sur : https://vimeo.com/218347309

PS : Encore désolés les Tontons pour le rdv retardé. On se retrouve vite là bas. On prépare la braise pour le barbeuc de retrouvailles. 👍

9 mai 2017

Belize aux belles z'îles


Quel terrain de jeu offert aux plaisanciers !!! Des centaines d'îles et de mouillages !!! 

Tobacco cay
Une des pépites de cette barrière de corail 

Oui mais attention un peu comme le trésor des flibustiers, pour y accéder, il faut impérativement la carte ''secrète''. 
En effet, on peut oublier nos splendides cartographies électroniques modernes de toutes marques. Au mieux, elles sont fausses sur les profondeurs et les approches. Au pire, certains coins sont carrément non cartographiés. Or, naviguer à vue avec une bonne luminosité , bien qu'indispensable, ne suffit pas dans ce coin mal pavé. 
Le Graal est un guide écrit par des navigateurs.  (merci les Tao et merci François pour le prêt). 


Grâce aux cartes dessinées du guide, avec l'aide non négligeable des vues satellites de notre SAS Planet et aidés des points  GPS de copains nous ayant précédé, nous avons réussi à nous faufiler entre les récifs, les hauts fonds et autres obstacles sur la route. 
Qu'il est étrange, et un brin stressant, de naviguer pendant des heures toutes voiles dehors dans 2 à 3 mètres d'eau. Sans parler des passages flippant flirtant avec les 1,50m. Concentration maximale.


Lunettes polarisantes vissées sur le nez, un œil sur le sondeur, un autre au droit des étraves dans certains coins, l'équipage était parré pour sa mission Belize. 

Et c'est un véritable grand écart de panoramas qui nous attendait !! 
Sur l'eau déjà, entre les îles 100% mangrove désertiques, celles touristiques avec paillotes et odeur de crème solaire, les petits bouts de sable plantés de cocotiers et celles habitées, le choix est cornélien. Ti'Amaraa nous a donc emmené à la rencontre de cette vie hétéroclite. 
Difficile de dire ce que nous avons préféré, d'autant plus que la découverte n'est pas terminée.

North Long Cocoa Cay 

Lagoon Cays
Celles là on se devait de s'y arrêter 😉

Rendez vous cay
Bout de sable sur la barrière aménagée pour les touristes à la journée 

Nous allons rester à musarder jusqu'à ce que la saison cyclonique (qui débute officiellement le 1er juin) renvoie vos deux souris préférées dans leur petit trou du Rio Dulce. Nous restons en effet très vigilants car le Belize est une cible malheureusement régulière pour les cyclones. Les dégâts vus ça et là font froid dans le dos.


Des beaux moments de cette première partie, nous retiendrons d'abord la beauté de Dame Nature.
Nos premiers snorkeling nous ont bluffé. On nous avait dit qu'il y avait peu de poissons et que les coraux étaient abîmés. Si l'on reste sur les îles proches du continent peut-être, mais sur la barrière de corail, nous pouvons confirmer le contraire. Jamais nous n'avons vu des raies aigles et pastenagues aussi grandes et aussi nombreuses (à l'exception de Rangiroa pour les aigles). Très souvent les dauphins sont à notre porte y compris dans les mouillages. Dans la passe de Tobacco Cay, nous sommes tombés nez à nez avec un banc d'une cinquantaine de tarpons de plus 1,50m chacun... Drôle d'effet avec leur mine patibulaire. Bien sûr, seule fois où l'on ne prend pas la Gopro. C'est bien connu : y'a rien à voir sous l'eau au Belize. Pffff...
Certains ont aussi vu des lamantins (appelés Manatee) le même jour, pas nous... On passe aussi sur les requins nourrices ou les barracudas  que l'on ne compte plus ni les poissons tropicaux multicolores : anges empereurs, papillons, chirurgiens, perroquets... 
N'en jetez plus !! 
Et il paraît que nous n'étions pas encore dans la zone la plus réputée. Ça promet.
Un petit montage vidéo est en cours...


De même, les oiseaux nous enchantent lorsque l'on part à leur découverte en annexe dans les bras de mer de mangrove. Les majestueux osprey (rapaces) sont partout.
Quelquefois, nous n'avons même pas à nous déplacer, les oiseaux viennent à nous. Nous avons fait bateau taxi et Léon a été le refuge d'un joli petit oiseau tropical vagabond qu'il a fallu forcer à quitter le bord. 




Nos bossoirs : le top pour une petite sieste au mouillage. 

Si vous pouviez éviter de faire du bruit siouplait
Y en a qui dorme !!! 

La palme revenant à ce rapace perché pendant des heures sur notre barre de flèche insensible à notre présence et à nos tentatives pour le déloger. Il semble évident que l'Homme n'est pas l'espèce prépondérante dans certains recoins de ces belles îles. Et ce n'est pas fait pour nous déplaire. 

Allez y vivez votre vie
Vous me dérangez pas du tout 

Bah, quoi ?? 


Nous retiendrons aussi les rencontres avec ces gardiens de propriété. La solitude heureuse personnifiée. Seuls sur leur bout d'île, à veiller sur la maison d'un riche proprio souvent absent ou d'un projet immobilier hôtelier  plus ou moins à l'abandon.
Comme sur l'ancienne île de Ringo Star... Actu people 😉...

Sa maison à l'abandon 

Son ex très jolie île encore une ''Rendez vous Cay''

Merci les gars de nous avoir permis de visiter vos petits paradis.

North Long Cocoa Cay
Aménagements pour daycharters





Aujourd'hui, c'est de notre île coup de cœur que nous vous envoyons cette carte postale: St Georges Cay.
Mangrove, dégradés d'azur à l'infini, plage déserte, petites villas de vacances colorées le long de l'unique chemin de terre/sable qui traverse du nord au sud, pas un véhicule terrestre à moteur...
Le temps s'est arrêté ici, et Ti'Amaraa aussi.




Super balade hors du temps 
Celle ci elle a tenu aux cyclones 

Si la météo nous le permet, nous allons donc rester un peu plus au Belize pour découvrir les atolls à l'extérieur de la barrière de corail, le célèbre trou bleu et pour explorer encore d'autres îles comme les réputées Cay Caulker et Ambergris .

On a déjà fait un bout p'tit bout de chemin 


À suivre... Sans oublier un article Belize Pratique avec toutes les informations, comme d'hab'




Ps :Merci Maud de nous avoir inspiré le zozotement qui a défini le titre de cet article 😉