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20 décembre 2017

Ainsi s'achève 2017

Décembre... Déjà...
Bien que cette année ait mal commencé, ce millésime 2017, avec son lot de mésaventures et de mauvaises nouvelles, gardera une place particulière dans nos cœurs.


La liberté et le bonheur ne sont pas définitivement acquis. Il faut se battre pour les conserver. Les apprécier jour après jour même lorsque tous les indicateurs extérieurs sont au rouge.
Ne pas résister, accepter, se relever. Il est ainsi. Rien ne sert de s'opposer, le destin trace le chemin. 
Après un piratage et un foudroiement en 6 mois, Ti'Amaraa et son équipage ont rebondi et sont prêts pour la suite. Nous ressortons grandis, unis, encore plus déterminés, les cœurs en paix débarrassés de la rouille que sont l'amertume et la rancœur. 



Nous avons trouvé en chemin ce que nous sommes partis chercher : le mana de Ti'Amaraa, notre vie libre. 

Aujourd'hui, nous sommes libres de choisir notre quotidien, notre route. C'est notre luxe, notre richesse. 
Nous sommes un petit maillon de cette nature purifiée éternelle dans laquelle le ciel et la mer n'ont pas de frontière.
Nous logeons dans un hôtel à dix milliards d'étoiles. Soirs et matins, nous posons les yeux sur l'espace aux perspectives dégagées avec toujours le même enthousiasme. Nous vivons en symbiose avec les éléments dans une explosion de sensations et de couleurs. 




Nos compagnons, dauphins, fleurs et oiseaux tropicaux. 
Notre drogue, l'été sans fin. 
''Chez nous'' est là où l'ancre se pose au milieu de notre jardin appelé horizon. 
Aucune monnaie au monde ne peut acheter le bonheur de vivre ensemble cette vie.
L'effet mer est justement sans fin.



Nous vivons libres simplement ou simplement libres.
L'avantage de traverser les années avec peu est que l'on apprend à mener une vie intéressante sans nourrir des besoins incessants. 
Nous ne sommes attachés par aucun sponsor, ni "patronage" qui pourraient influencer la philosophie du bord. C'est aussi ça qui fait notre liberté. Ne pas être pris au piège d'une médiatisation non contrôlée ou obligée qui ternirait la spontanéité de nos échanges. 
Nos articles blog et presse sont du pur partage. Il n'y est pas question d'ego, ni de course aux clics, aux followers ou au buzz. Il n'y a d'ailleurs pas de course du tout. Simplement l'envie d'offrir un bout de notre quotidien. La vie est bien plus riche lorsque l'on partage en toute générosité ce que l'on a appris. 

Certains nous demandent d'ailleurs un premier bilan ''Atlantique/Caraïbe'' avec la question la plus fréquente :
- Et si c'était à refaire? 
Tout pareil 😉
Nous choisirions le même bateau avec les mêmes équipements et la même équipe de préparateurs. 
On adooooore notre Lagoon 39 by Chemins d'Oceans. 




Quant à la route, nous ne sommes pas du genre à avoir des regrets. Nous avons tout aimé. Les chaleureux marocains, les discrets guatemaltèques, les courageux colombiens en passant par les volubiles Kwéoles... Toutes  les belles âmes rencontrées sont les touches colorées qui embellissent le livre de notre voyage. 
Difficile de faire un choix parmi nos presque 4 ans d'escales. 
Sur quels critères ? 
Celles où un bout de nos cœurs est resté en consigne chez les copains ? Non trop personnel. 
D'ailleurs, c'est quoi une chouette escale ?... 
Après moultes réunions du bord, on a écrit, rayé, décalé, effacé. Chacun ayant ses chouchous.
À côté l'élection de Miss France c'est du pipeau 😂. 
Voilà donc notre Top 5 des spots de plongée et le Top 10 de nos escales préférées, celles ayant allié les critères majeurs :
- la beauté des lieux
- la liberté sur l'eau
- l'art de vivre 
- le coût de la vie 

Top 10 de nos plus belles escales de La Rochelle à Panamá :

1 San Blas, Panamá 
2 Los Roques & Los Aves, Venezuela 
3 Tobbaco cay, Belize
4 Grenadines, West Indies
5 Englishman bay, Tobago
6 Río Dulce, Guatemala 
7 Cartagena et les 5 baies, Colombia
8 Anse Caritan, Martinique
9 Chacachacare, Trinidad
10 Playa de la Francesa, La Graciosa Canaries

Top 5 dive spot :
1-Grand Cayman
2- Los Roques, Venezuela 
3- Bonaire
4- Grande Anse d'Arlet, Martinique
5- Réserve Cousteau, Guadeloupe

Nous sommes en veine puisque c'est justement dans l'escale médaille d'or que nous glissons en douceur vers 2018 sous le signe de l'Amitié.
Quel plaisir de faire découvrir ce paradis à ceux qui nous offrent un bout de leur précieux temps libre.
Merci à vous qui avez fait le chemin jusqu'à nous et vous qui préparez vos valises.







À l'aube de ce nouvel océan qui se dessine, nous avons du mal à réaliser le chemin parcouru. 
Le canal de Panamá !!! 
Ti'Amaraa y présentera ses étraves dans quelques mois. Lorsque nous lisions les récits de ceux passés avant nous (Banik, Étoile de lune...), nous fantasmions. Nous y voilà. Il va y avoir de l'émotion dans l'air. 
Accompagné par l'armada gauloise que le fil des amitiés nautiques a tissé mile après mile, notre valeureux cata va passer les portes du grand bain que l'on espère Pacifique. 
De nouveaux panoramas et de nouvelles aventures nous attendent. 
Restez connectés 👍
Et si vous voulez vivre notre quotidien en live, Ti'Amaraa vous accueillira là bas au Fenua l'année prochaine. 
Enfin pas en juillet, car nous sommes déjà bookés. 😉
Bon ben, y a plus qu'à traverser ⛵



Passez de très bonnes fêtes !!!
Soyez heureux !!  ❤️


29 novembre 2017

Le pays de l'oubli

Au petit matin, vous levez l'ancre. Vous laissez derrière vous la verdure de la côte du Panamá pour faire route vers ces pépites de sable et de végétation coincées en bas à gauche de la mer des Caraïbe.
Nous ne pouvons faire l'inventaire des îles et mouillages visités et encore moins choisir notre escale préférée.
Les San Blas, une escale à vivre. Difficile à raconter.



Oubliée l'agitation des métropoles panaméenes.
Oubliée la frénésie des mouillages des Antilles françaises ou autres envahis par des voyageurs à l'âme sédentaire. 
Oublié le sentiment d'intrusion des boyboat Caraïbe

Oubliez tout !!!

Rien ne ressemble à ce bassin de navigation.
Des centaines d'îles ou d'îlots flottants sur les dégradés d'azur que les fonds coralliens s'amusent à colorier des crayons chauds du Roi Soleil. 
Le camaïeu outremer lézardé des filaments d'or célestes de l'aquarelle naturelle offerte à nos yeux ferait pâlir d'envie un chercheur de lapis-lazuli. 



Que dire de la communauté Kuna ?
Oubliez déjà tout ce que l'on entend sur ''radio ponton'' colporté par les grands navigateurs devant l'internet  😉
Oubliez vos montres, vos cartes, vos codes et la grisaille des jours d'hiver.
Ici tout n'est que sourire et boulimie du temps présent.
Une communauté, une culture, un art de vivre qui perdure depuis des siècles à contre-pied de la civilisation galopante matérialiste.
N'essayez pas de programmer à 10 jours une excursion ou une commande de langouste même au plus sérieux des indiens, demain n'existe pas.
Ici, on vit au jour le jour.
Filent les heures, les jours, les mois. Le temps s'est arrêté. Ti'Amaraa aussi. 
La définition de la plénitude du moment présent a certainement des racines étymologiques dans leur dialecte.

Nous avons aimé les Robinsonades sur les îles non habitées à la recherche de la coco parfaite pour le dessert du soir. 
Nous avons aimé musarder dans les îles habitées à distribuer quelques sucreries aux enfants aux yeux étincelants devant nos modestes présents. 
Nous avons aimé ces mouillages seuls au monde où sous l'eau requins, raies, poulpes, coraux et poissons assortis semblent s'être parés de leurs costumes les plus chatoyant pour nous accueillir dans leur monde. 

Nous aimons tellement que nous allons y retourner encore et encore avant de filer vers le Pacifique.


Pour nous faire pardonner notre silence depuis quelques semaines, voici un instant capturé quelque part sur notre belle planète.
Le point GPS ?? 
Oupsss, ça aussi on a oublié ⛵

La vidéo est  
Ou en suivant le lien :
https://vimeo.com/245012847


23 novembre 2017

Toujours aux San Blas

Toujours pas beaucoup de réseau... Et en proie à des questions existentielles.
On mouille là ou là?? 😎😂🤣

14 novembre 2017

Kuna Spirit

Montez le chauffage 

Installez vous confortablement 

On vous emmène en balade

La vidéo est là

Ou en suivant le lien 

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1121929754577471&id=348607988576322

Kuna Spirit

Montez le chauffage
Installez vous confortablement
On vous emmène en balade
La vidéo est
Ou en suivant le lien
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1121929754577471&id=348607988576322

Carte postale des San Blas

Petit coucou en couleurs
Pas beaucoup de réseau dans nos mouillages mais du plaisir à l'état pur.
On vous en dit plus dès que possible.
Des photos sur notre page Facebook '' Le Voyage de Ti'Amaraa '' ou sur Instagram Ti'Amaraa
À bientôt

22 octobre 2017

Holà Naza


Vous ne connaissez pas Naza ?


Commençons par les présentations.
Débarqué en 1814 dans le petit port de Portobelo avec son lot de légende, c'est THE star du coin.
Non, il ne joue pas au foot.
Non, il n'est pas coutumier de la une de la presse people.
Et pourtant, il déplace les foules.
Oui, Naza a un incroyable talent. 😉
Les caméras des télévision sont braquées sur lui à chaque apparition, d'autant plus qu'il ne sort pas souvent de son palais. 
Une fois par an. 
Et cette année, nous y étions
Holà Naza 🤗




Des milliers de croyants affluent des 4 coins d'Amérique latine pour participer à cet événement, en mémoire de ce 21 octobre 1821 où la population de Portobelo a été la seule épargnée par une grave épidémie de choléra qui sévissait dans tout l'isthme de Panama.
Le pouvoir de cette statut du Christ de Nazareño avait déjà ses premiers followers. Il n'en fallait pas plus pour faire le lien et lui faire porter la paternité de ce nouveau miracle.
Le mythe de Naza était né.
#cristonegro il deviendra.

Mais au fait, pourquoi Cristo Negro ?
Cette représentation d'1,50m de haut drapé d'une grande robe lie de vin n'a aucun trait caractéristique de négritude.
La légende raconte que le bois, et le masque de métal auraient noirci avec le temps et sous l'action des nombreux cierges des pèlerins venant le prier toute l'année dans son repère qu'est l'église de Portobelo. 
Aussi en 1945, pour remercier Naza d'avoir fait cesser la 2ème guerre mondiale (quand on vous dit qu'il a du talent), les USA envoyèrent un contingent de militaires pour la célébration annuelle. Ceux sont eux qui l'auraient baptisé Cristo Negro.
Entre légendes et religions, la frontière est subtile.

C'est ainsi que chaque 21 octobre , cette bourgade calme accueille des dizaines de milliers de visiteurs mi-pelerins, mi-curieux (comme nous).
Certains finissent même les derniers mètres en rampant ou à genou jusqu'à atteindre l'église où il est, dès la veille, sorti de son retable vitré et exposé en pleine nef. 


Mini Naza personnel porté sur la
tête toute la journée 
Pas certains qu'il soit totalement
consentant 😉

L'affluence est bluffante. La ville est métamorphosée. Des marchants du temple vendent effigies et autres bougies à l'image de la vedette du jour. De nombreux kiosques barbecue et buvettes ont pris rang au bord de la rue principale.
Petit à petit, on sent que la mayonnaise de l'ambiance prend. La journée et la nuit vont être longues.



Une petite coupe avant la procession 
En petit, en affiche, en vrai
Il est partout !! 


Il est 20h, les cloches carillonnent. Un feu d'artifice illumine le ciel panaméen. La procession commence et le temps s'arrête.

Un autre mini Naza sur le chemin 

Naza sort faire le tour de la ville porté par des dizaines d'hommes qui oscillent entre ferveur et épuisement, harrassé par le lourd fardeau.



''Le convoi exceptionnel'' est précédé par un groupe de pénitents. De tous âges, ils ont choisi de faire le chemin en rampant, à genou, en se roulant par terre... Le tout suivi par un partenaire qui régulièrement leur fait couler de la cire de cierges brûlante sur leurs dos nus. Une impression  étrange pour nous, spectateurs. Nous ne sommes toutefois pas loin du show. Cela fait partie du folklore.
Pour certains si la brigade de l'exagération passait, ils prendraient perpéte. 🤣





En revanche, à l'approche de Naza illuminé par des dizaines de cierges, portés par le rythme répétitif de la fanfare, l'assistance est comme hypnotisée par le mouvement chaloupé du cortège. 
En mémoire de son arrivée par la mer, Naza danse. La lueur des flammes se reflètent dans ses yeux billes de verre. L'effet est étrange. 
Pour la petite histoire, à la conception, le pauvre bougre a été doté d'un défaut de parallélisme oculaire... D'où ce regard biaisé. 
La modernité made in China étant passé par là aussi, 2 spots à Led bien dissimulés participent à l'éclairage du regard. 😉
Derrière lui des milliers de personnes vont suivre la procession d’action de grâce, vêtus de violet pour la plupart en scandant des Viva Naza !! De 7 à 77 ans la ferveur est perceptible. Le silence s'impose pour nous, spectateurs. Il y a du recueillement dans l'air.



Les services de police, pompiers et sécurité civile encadrent la foule. 
Agoraphobes, passez votre chemin. C'est vraiment impressionnant mais ça vaut le détour. 

N'imaginez pas une bondieuserie... Le cortège longe les buvettes et barbecues. La frontière entre le païen et le religieux se mesure en mètre linéaire de chorizo ou de canette de bière locale. 


Y mucho más 👍

La foi ça creuse

No comment 😉

À minuit, quand la vedette rejoint son église, les tenues violettes sont déposées en offrande sur le parvis sous les éclats d'un nouveau feu d'artifice déclarant ouvertes les festivités. 



Musique, mini casino ambulants et glacières fournies... Tout est en place pour s'amuser jusqu'au bout de la nuit.



Les forces de l'ordre sont plus que jamais déployées pour éviter le moindre débordement.

Mirador de surveillance occupé H24

Le radio ponton que l'on déteste déconseillait fortement la participation à cet événement. 
Au final, la désinformation fonctionne. 
Le mouillage était quasi désert. Les 4 bateaux français que nous étions, ont eu tout le loisir de profiter (sans les embouteillages et la foule) des festivités sans jamais ressentir une once d'insécurité. 
Bien sûr, nous n'avons pas tenté le diable en nous éternisant à l'heure où les degrés alcooliques peuvent faire dégénérer les bons moments. 
C'est pas tout ça mais Naza est aussi le Saint Patron des voleurs.

À 6h le lendemain matin, lorsque nous nous réveillons à bord de Ti'Amaraa, la musique bat toujours son plein à terre. 
Nous levons l'ancre vers d'autres horizons laissant aux employés de voirie et aux administrés de l'église San Felipe à leur autre chemin de croix... celui de nettoyage et du rangement. 

Candidats au voyage, à vos agendas :
21 octobre à Panamá 👍
Vous ne le regretterez pas.