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22 janvier 2015

Ste Lucie, côté mer

C'est pour le moment, THE bon plan côté nav et vie à bord !

Trop souvent délaissée à tord par les navigateurs pressés d'atteindre les Grenadines (et de s'y entasser à la haute saison),  cette île nous a surpris par plusieurs aspects. 

Tout d'abord point de vue formalités entrée et sortie. Elles sont assez aisées mais surtout gratuites ! Même un check-in ou out dans les îles françaises vous coûtent 5€ à chaque fois en étant seul devant un ordi pour renseigner le formulaire...
A Soufriere,  comme à Roadney Bay customs et immigration ont été charmants, souriants et efficaces.

Deuxième point non négligeable,  le coût de la vie. Du mouillage de Roadney Bay, à portée d'annexe, on accède au Mall, le centre commercial.  Si l'on choisit bien ses produits au Mega J, on peut se remplir un bon petit chariot pour moins de 40€ avec viande, légumes et fruits locaux. On a craqué sur une belle pièce de boeuf. Notre premier vrai bon steack depuis des mois ... et à moins de 10€/kg.
Bien sûr si l'on veut une pomme Granny Smith, c'est près de 3€ pièce, les carottes et les laitues 5€/kg  ! ... En revanche, les bananes sont à 0.30€/kg et une noix de coco coûte moins de 1$ ec soit 30 cts d'euros. Il faut s'adapter

Enfin, le bonus ...le duty free. En tant que bateau étranger en transit,  nous avons droit à l'abattement des taxes locales dans les boutiques du Mall (fringues...), au ship (yes!!), et surtout au quai carburant : gasoil et super à environ 2,50$ec soit moins de 1€ le litre. Ça change des 1.60€ de la Martinique ou de Bequia.

Si on résume :
- mouillages gratuits et confortables: OK

- formalités simples et gratuites: OK
- supermarché bien achalandé et abordable: OK
- gasoil detaxé: OK

Chaque rencontre, chauffeur de bus, vendeurs du marché,  simples passants ...est synonyme de sourire, d'aide...un bel accueil.  Même les boy boat sont cools à Roadney Bay. 

Huuummmm pour le moment ça sent bon la base arrière. 

15 janvier 2015

Ti'Amaraa ...notre Tiamara'a

Petit texte écrit en transatlantique ...

"Il y a celles volées
Celles que la lutte a gagnées
Tous ceux qui s'en sentent dépossédés
Aucune monnaie aucun statut pour la garder

C'est ta liberté, ton identité
Ton Tiamara'a
Ce mana qui l'a célébrée
Bats toi Elle est en toi

Celle d'étudier et d'écrire
Celle d'aimer et de le dire
Celle de croire et de vivre
L'envie d'être libre

C'est ta liberté, ton identité
Ton Tiamara'a
Ce mana qui l'a célébrée
Bats toi Il est en toi

Parmi les amours difficiles
Les sociétés hostiles
La folie des rêves impossibles
Tu trouveras le mana au plus profond de ton invisible

C'est ta liberté, ton identité
Ton Tiamara'a
Ce mana qui l'a célébrée
Bats toi Ils sont en toi

Quelquesoient les maux, les voix, crois en toi.

Si tu n'y arrives pas, gardes le soleil en toi. Et surtout n'abandonnes pas

C'est ta liberté, ton identité
Ton Tiamara'a
Ce mana qui l'a célébrée
Bats toi Tout est en toi"

13 janvier 2015

Ça balance pas mal par ici

8 mois de navigation,
Le golfe de Gascogne au printemps,
Un océan traversé en douceur,
Nous voilà confrontés aux conditions de nav les pires rencontrées et c'est dans La Caraïbe !

Si l'on tient celui qui explique dans ces livres qu'à ces latitudes,  il a fait un tour du monde sans jamais rencontré plus de 40 noeuds de vent, on lui fait bouffer sa monture. Non pas son bateau au nom de dessert sucré ! Juste qu'aux dernières nouvelles ils faisait de la pub pour des lunettes en chemise à fleurs. Bref...

Les chenaux inter-iles sont réputés pour être souvent agités et ventés. Nous avions bien checker notre météo.
Entre Bequia et St Vincent ce fut un réel bonheur.  Du bon vent, un bon angle, une mer pas trop formée.  Nous avons même pu envoyer le code zéro à mi-chenal.
Bilan : 18 nm en 2h30. Un régal !

Entre St Vincent et Ste Lucie ce ne fut pas du tout la même histoire.  Certes les prévisions annoncées un peu de pluie. Cependant, le vent établi à 35 noeuds avec des rafales permanentes à 45 noeuds. Ça ce n'était pas du tout prévu. Pluie, vent, rafales, vagues. Rien ne nous a été épargné pour cette journée.
Par principe, nous nous engageons toujours dans ces nav avec un ris dans la Grande Voile. Par sécurité,  nous avons vite pris le second et réduit notre Genois bien que petit de nature en string brésilien taille xxxs. Bien nous en a pris car, à quelques miles de l'arrivée,  déjà abondamment rincés à l'eau douce, nous en avons eu un encore plus costaud que les autres.  Le même qui vous déboussole en montagne en vous barrant le chemin de pluie battante et de brume.  Idem en mer.  La côte n'était même plus visible alors que nous approchions de la baie. Et comme si cela ne suffisait pas, Ti'Amaraa a dû absorber subitement une rafale à 52 noeuds ! Une première et au près en plus !
Etait ce un grain blanc ? Ces poches d'air à plus de 40 qui s' abattent aux Antilles ??
Notre valeureux cata n'a pas bronché,  euuuh...nous non plus !
Du haut de son petit mât haubanné, il a géré comme un champion !
Seul Léon n'a pas supporté les vagues et s'est jeté sur les banquettes du carré. Une première aussi ! De la terre partout. Top ! On nettoyera à l'escale. En attendant, nous lui avons trouvé son "siège-bateau" où il sera installé à présent en préventif pour les nav inter-iles.

Une fois de plus ce petit 39 petons nous a bluffé par sa stabilité,  son comportement marin, la glisse de sa carène dans les vagues... Nous avons vraiment la certitude d'être en grande sécurité à son bord et c'est énorme pour nous. A aucun moment,  nous nous sommes sentis en danger. Ce fut juste 40 miles un peu plus punchy que les précédents.
Et puis, quel bonheur d'arriver au pied des 2 pitons de Ste Lucie.  Merci pour l'éclaircie offerte nous permettant de savourer notre entrée dans cette baie majestueuse.

Nous sommes sur bouée dans le sud de l'anse au pied du petit piton. Le lieu s' appelle Malgretout.
On confirme "Malgré Tout" cela vaut le déplacement.

11 janvier 2015

St Vincent, l'interdite

Malgré des années d'interdiction d'escales pour les bateaux de location, de mauvaise réputation pour les téméraires de passage, et aussi grâce aux retours d'expérience de bateaux copains passés avant,  nous avons décidé de ne pas tracer le fameux bord direct Bequia/Sainte Lucie et de nous y arrêter quelques jours.

La nav de 17 miles reliant Admiralty Bay à Wallilabou Bay a été avalée en 2h30 avec un bon vent à 60° entre 15 et 35 noeuds (dans le chenal) sous un soleil éclatant.  Le top ! Ti'Amaraa a même fini sous code zéro quand les rafales inter-iles ont cessé.  Pour l'équipage ce fut un réel plaisir de retrouver les sensations de mer (toujours sans Voldemort! ) avec un tel panorama en bonus.

Nous avons choisi de faire escale à Wallilabou Bay pour 2 raisons : parceque l'on peut y faire les formalités de sortie de St Vincent les Grenadines. Ça c'est pour le côté pratique...
Pour le côté fun, cette anse a été le lieu de tournage de certaines scènes de Pirates des Caraïbes en 2005. On voulait voir.
En entrant dans la baie,  le rocher des pendus nous accueille.  Du mouillage,  on distingue bien les baraquements et autres canons. Un petit sentiment d'avoir voyagé dans le temps nous saisit.
A terre le charme est assez vite rompu lorsque l'on réalise la conception version carton - pâte. ..mais ce n'est pas bien important.
Le charme de la baie et de sa végétation luxuriante se charge de faire le spectacle.
Le cinéma est aussi sous l'eau : rascasses, muraines, poisson torpille, éponges... à profusion sous les coques du bateau à quelques mètres du défilé des minibus de touristes déguisés en flibustiers.

Nous avons vraiment apprécié cette escale.  Nous reviendrons à St Vincent pour explorer plus l'intérieur de l'île.

7 janvier 2015

Un peu de lecture ?

Un petit article paru dans Lagoon(s) magazine, ça vous dit ?
Il suffit de télécharger au format pdf de N°11 et vous retrouverez un équipage et un bateau connu.
Par ici ...
http://www.cata-lagoon.com/lagoon_club_magazine_fr.php


4 janvier 2015

Au Tang en emporte le vent

A l'heure où les actualités françaises et internationales nous inondent de mauvaises nouvelles dans un climat glacial et austère enrobé d'un brouillard givrant, glissant et pesant, nous avons, au détour d'un rayon de superette aux Grenadines,  retrouvé notre madeleine de Proust :

Celle que l'on sirotait au fond des garages lors des boums d'anniversaire en écoutant Partenaire Particulier à fond (pas trop quand même car les parents étaient à côté et ouvraient régulièrement la porte de communication)  sur les deux fois 15 watts de la chaîne Hifi Philips, cadeau de communion.
Les basses étaient absentes, mais le TANG lui était là. Trônant sur la table en tréteaux entre les gâteaux au yaourt, les pains d'epice Prosper (youplaboum!), un savane de Papy Brossard et les Raiders (2 doigts coupe-faim)!!!

Il faut avoir vécu les 80's pour comprendre le plaisir de verser la poudre magique dans l'eau afin d'obtenir ce breuvage délicieusement chimique mais irremplaçable !!!
Ceux qui sourient déjà en se remémorant la teinte orangée des bouteilles, doivent aussi se souvenir du goût subtil et pétillant de la poudre léchée au fond du paquet.
On l'a tous fait !!!
Ah! Cette époque foooolle où nous faisions vélo,  ski et skate sans casque !!!

Vous comprendrez notre surprise d'en trouver en vente LIBRE dans notre petit paradis alors qu'en France c'est INTERDIT....bouuuuu....
voire même CANCERIGENE...aaaaarrrrr.
Alors que les clopes elles sont toujours en distribution libre.

SVP revendez du Tang, même avec sur le paquet la photo de nos langues jaunies et irritées ou l'inscription cerclée de noir "Boire du Tang tue".

Ceci dit en bateau,  avoir l'équivalent de 70 litres de jus d'orange dans un Tupperware....c'est pas idiot.

Pour ceux qui seraient intéressés,  on ne dealera pas notre stock, notre précieux.
Mais on connaît la source, cachée telle le trésor de Barbe Noire au fond d'une anse d'une petite île sauvage de la Caraïbe....
....Tan Tan Tantannnngggg